Sous les ovations d'un Stade de France en fête, Zinedine Zidane a vécu vendredi soir son baptême du feu à domicile en tant que sélectionneur des Bleus — et la soirée, si chargée de symboles, a rappelé que le football ne se plie pas aux récits que l'on rêve d'écrire. Face à l'Italie en Ligue des nations, la France a concédé un match nul 1-1, emportant avec elle la frustration d'une domination stérile et l'amertume d'une expulsion en fin de match. Vingt ans après la finale de Berlin, la Squadra Azzurra continue de hanter le destin de Zidane.
Les Bleus tenus en échec par l'Italie pour la première de Zidane à domicile
Une transversale rentrante depuis 25 mètres qui a trouvé la lucarne
Pourquoi ce match nul est-il si décevant pour Zidane ? La France a quand même marqué en premier.
Parce que c'était sa première à domicile, et le public attendait une victoire. La France a dominé la deuxième période, créé plusieurs occasions nettes, mais n'a pas su concrétiser. Et puis, terminer à dix contre onze, c'est humiliant.
Mais attendez — Donnarumma a fait un match extraordinaire. Trois ou quatre arrêts décisifs. On ne peut pas dire que la France a échoué à concrétiser si le gardien italien joue comme ça. C'est aussi ça, le football.
Et Bastoni ? Comment il égalise comme ça, en chipant le ballon ?
C'est un moment où la France relâche. Elle domine, elle pense que c'est plié, et l'Italie revient. Bastoni profite d'une perte de balle de Lucas Da Cunha et place une frappe que Maignan ne peut pas arrêter.
Mais on sait d'où venait cette perte de balle ? C'est important pour comprendre si c'est une erreur défensive ou juste une action de jeu normale.
Et l'expulsion d'Upamecano, c'est vraiment une faute grossière ?
C'est un second carton jaune. Donc oui, l'arbitre l'a jugée comme telle. Mais à ce stade du match, c'est un coup dur pour la France qui essaie de revenir.
Deux cartons jaunes pour la même personne, c'est strict. On ne sait pas si c'était vraiment deux fautes différentes ou si l'arbitre était sévère.
Qu'est-ce que ça dit de cette équipe de Zidane ?
Qu'elle a du potentiel offensif — Olise a marqué un but magnifique — mais qu'elle manque de maturité défensive et de gestion de match. Elle domine mais ne tue pas le match.
Ou peut-être que l'Italie était juste bien organisée et réaliste. On ne peut pas oublier que c'est une équipe qui sait jouer au football.
Le Pouls
- Le Stade de France avait tout d'un sacre annoncé : banderoles, Marseillaise frissonnante, ovation pour Zizou — mais le terrain allait imposer sa propre vérité.
- L'Italie a dominé la première période et frôlé l'ouverture du score à plusieurs reprises, laissant les Bleus sans mordant ni danger réel.
- Michael Olise a offert un moment de grâce à la 55e minute avec un coup franc en lucarne, donnant brièvement l'illusion d'une soirée parfaite pour Zidane.
- Alessandro Bastoni a douché l'enthousiasme français treize minutes plus tard, et Donnarumma a ensuite éteint toutes les tentatives de renversement.
- L'expulsion d'Upamecano à la 85e minute a scellé une fin de match cauchemardesque, laissant les Bleus à dix contre onze et Zidane face à ses premières zones d'ombre.
Sous les ovations d'un Stade de France en fête, Zinedine Zidane a vécu vendredi soir son baptême du feu à domicile en tant que sélectionneur des Bleus — et la soirée, si chargée de symboles, a rappelé que le football ne se plie pas aux récits que l'on rêve d'écrire. Face à l'Italie en Ligue des nations, la France a concédé un match nul 1-1, emportant avec elle la frustration d'une domination stérile et l'amertume d'une expulsion en fin de match. Vingt ans après la finale de Berlin, la Squadra Azzurra continue de hanter le destin de Zidane.
Le Stade de France avait revêtu ses habits de fête pour accueillir Zinedine Zidane dans son nouveau rôle de sélectionneur. Banderole de bienvenue, ovation au coup d'envoi, Marseillaise à donner la chair de poule : tout était réuni pour une soirée mémorable. Mais l'Italie, en Ligue des nations, en a décidé autrement, arrachant un match nul 1-1 qui a terni ce retour tant espéré.
La première période a appartenu aux Italiens dans les occasions : Moïse Kean a manqué le cadre seul au second poteau, et les Bleus ont tourné en rond sans jamais vraiment inquiéter la défense adverse. C'est au retour des vestiaires que la France a changé de visage. Portée par une intensité nouvelle, elle a multiplié les assauts, mais Gianluigi Donnarumma a repoussé les frappes de Doué, Dembélé et Olise en l'espace de quelques minutes. À la 55e minute, l'ailier du Bayern Munich a finalement trouvé la faille sur un coup franc renversant, une transversale rentrante depuis 25 mètres qui a terminé sa course en lucarne.
L'avantage français n'a duré que treize minutes. Alessandro Bastoni a chipé le ballon à Da Cunha et a placé une frappe imparable pour Maignan. Malgré les tentatives de Rabiot et Camavinga, Donnarumma a tenu bon, refusant aux Bleus le but de la victoire. À la 85e minute, Upamecano a reçu un second carton jaune pour une faute sur Kean, condamnant la France à terminer à dix. Le score n'a plus bougé.
Pour Zidane, ce match nul est une première leçon d'humilité : après la victoire prometteuse en Belgique, la route vers la confirmation s'annonce plus sinueuse que prévu, et l'Italie, comme souvent, a su jouer un mauvais tour à la France au moment le moins opportun.
Le stade de France vibrait d'une énergie particulière vendredi soir. Zinedine Zidane faisait ses débuts à domicile en tant que sélectionneur de l'équipe de France, et le public dionysien l'a accueilli comme une légende revenue chez elle : ovation à l'annonce des équipes, une banderole « Zizou bienvenue chez toi » déployée à l'entrée des joueurs, une Marseillaise qui donnait la chair de poule. Mais le terrain allait raconter une autre histoire. Face à l'Italie en Ligue des nations, les Bleus ont dû se contenter d'un match nul 1-1, une déception qui a terni ce retour tant attendu.
La première période a appartenu aux Italiens, ou du moins à leurs occasions. Moïse Kean s'est présenté seul au second poteau dès la 9e minute, mais son tir du plat du pied a manqué de précision et Mike Maignan a sauvé le ballon sur sa ligne. Les Français, eux, ont tourné le ballon sans vraiment le faire circuler avec danger. Michael Olise a tenté une frappe enroulée à la 20e minute, mais elle est passée à côté du cadre. L'Italie a frôlé l'ouverture du score à deux reprises sur corner : Davide Frattesi a vu sa frappe légèrement déviée à la 40e minute, et Moïse Kean a cru marquer à la 41e avant que l'arbitre ne signale un hors-jeu logique.
La deuxième période a transformé le match. Les Bleus ont émergé des vestiaires avec une tout autre intention, multipliant les occasions en quelques minutes. Gianluigi Donnarumma s'est montré décisif : il a d'abord repoussé une frappe enroulée de Désiré Doué à 20 mètres, puis s'est interposé face à Ousmane Dembélé à bout portant, tous deux à la 48e minute. Le portier italien a encore dû s'étirer sur une frappe d'Olise à la 50e minute. Mais il ne pouvait rien faire contre le coup franc magnifique de l'ailier du Bayern Munich à la 55e minute : une transversale rentrante depuis 25 mètres qui a trouvé la lucarne. La France menait 1-0 et dominait sans partage.
Cette domination n'a duré que treize minutes. À la 68e minute, Alessandro Bastoni a chipé le ballon dans les pieds de Lucas Da Cunha et a placé une frappe hors de portée de Maignan. L'égalité était rétablie, et les Bleus se retrouvaient cueillis à froid. Adrien Rabiot a tenté de redonner l'avantage aux siens, mais il s'est heurté à Donnarumma à la 70e minute, puis à la défense italienne à la 76e. Eduardo Camavinga, entré en jeu, a lui aussi échoué face au portier italien à la 84e minute. De son côté, Moïse Kean a failli marquer sur une tête piquée à la 81e minute, mais Maignan a dévié le ballon en corner.
La fin de match a tourné au cauchemar pour les Français. À la 85e minute, Dayot Upamecano a reçu un second carton jaune pour une faute grossière sur Moïse Kean et a été expulsé. Les Bleus ont terminé le match à dix contre onze, et le score n'a pas changé. Vingt ans après le dernier France-Italie sous la direction de Zidane en tant que joueur, l'histoire s'était répétée : la Squadra Azzurra avait joué un mauvais tour à la France. Pour le nouvel entraîneur, c'était une leçon d'humilité au moment où il espérait confirmer les belles promesses entrevues lors de la victoire précédente en Belgique.
Citations marquantes
L'histoire d'amour du public français a repris ce soir avec son n°10 de légende maintenant entraîneur— Contexte du match