Interdictions de manifester à Marseille, Lyon, Nice et ailleurs pour le samedi 24 octobre

Violences contre les forces de l'ordre, pillages et dégradations dans les centres-villes ; l'extrait ne précise pas de bilan humain chiffré.
Circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles
Formule par laquelle les préfectures pourraient justifier les interdictions de manifester du 24 octobre.
Mark

Qu'est-ce qui a changé concrètement pour samedi ?

Mimi

Les préfets de nombreuses villes ont signé des arrêtés interdisant les rassemblements revendicatifs et les attroupements, parfois sur toute la ville, parfois sur des secteurs précis. Lyon et Marseille sont concernées par une interdiction totale.

Mark

Pourquoi une telle fermeté ?

Mimi

À cause des violences des 17 et 18 octobre : dégradations, pillages, violences contre les forces de l'ordre dans des centres-villes. L'État veut éviter de nouvelles scènes de chaos.

Luke

On parle de violences, mais combien de blessés, combien d'interpellations ? Le texte ne le dit pas. Le motif est décrit, pas chiffré.

Mark

Et le rôle d'Emmanuel Macron ?

Mimi

Après un conseil de sécurité, il a recommandé qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les préfets ont multiplié les arrêtés dans la foulée.

Luke

Attention : c'est une recommandation, pas un texte juridique. Ce sont les arrêtés préfectoraux qui ont force d'interdiction.

Mark

Qui peut quand même défiler ?

Mimi

Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi, a précisé le président.

Luke

Et on ignore encore si l'interdiction sera respectée. Nous n'avons que l'annonce, pas son application.

  • Des arrêtés tombent en fin de journée et des villes entières se retrouvent interdites de rassemblement avant même le week-end.
  • Les pillages et les attaques contre les forces de l'ordre des 17 et 18 octobre ont fait basculer les préfets vers des mesures qualifiées de radicales.
  • Le chef de l'État demande qu'il n'y ait aucune manifestation dans les prochains jours, en ne laissant passer que les cortèges syndicaux.
  • Le samedi 24 octobre devient l'épreuve décisive : la portée réelle des interdictions dépendra de ceux qui descendront malgré tout dans la rue.

Dans la soirée du jeudi 22 octobre, plusieurs préfectures françaises, Lyon et Marseille en tête, ont interdit les rassemblements revendicatifs prévus pour le samedi 24 octobre, à la suite des violences et pillages survenus les 17 et 18 octobre dans des centres-villes. Ces arrêtés, justifiés par des « circonstances exceptionnelles », traduisent un choix ancien de la puissance publique : protéger l'ordre au prix de la liberté de réunion. Seules les manifestations syndicales échappent à cette mesure, comme si la parole collective n'était recevable que lorsqu'elle passe par des corps intermédiaires identifiés. Reste à voir, dans la rue, si cette distinction tiendra.

Jeudi 22 octobre, en fin de journée, les préfectures de plusieurs grandes villes ont multiplié les arrêtés pour interdire, le samedi 24 octobre, tout rassemblement revendicatif et tout attroupement. La mesure vise les appels lancés pour ce qu'organisateurs nomment « l'Acte II », une nouvelle journée de mobilisation qui suit de peu le week-end précédent.

Tout part des violences des 17 et 18 octobre : dégradations, attaques contre les forces de l'ordre, pillages dans de nombreux centres-villes. L'État affirme vouloir éviter à tout prix leur répétition. Le texte source ne donne aucun bilan chiffré, ni blessés ni interpellations.

Les interdictions ne sont pas uniformes. Certaines couvrent toute une commune, d'autres seulement des secteurs précis. Lyon et Marseille figurent parmi les villes visées par une interdiction totale, aux côtés de Nice et d'autres communes. Des couvre-feux ont aussi été décidés. Le chef de l'État, à l'issue d'un conseil de sécurité, a déclaré que la recommandation générale était qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir, avec une seule exception : les cortèges organisés à la demande des syndicats.

Reste à savoir comment ces arrêtés seront appliqués. Ils sont signés, mais leur effet réel ne se mesurera que samedi, dans la rue, où l'on verra combien répondront aux appels et comment les forces de l'ordre géreront les rassemblements.

Jeudi 22 octobre, en fin de journée, les préfectures de plusieurs grandes villes françaises ont multiplié les arrêtés. Leur objet : interdire, pour le samedi 24 octobre, tout rassemblement revendicatif et tout attroupement. La mesure vise les appels à manifester lancés pour ce que les organisateurs appellent « l'Acte II », une nouvelle journée de mobilisation qui suit de peu celle du week-end précédent.

Ce sont les violences des 17 et 18 octobre qui ont conduit les préfets à adopter des mesures qualifiées de radicales. Dégradations, violences contre les forces de l'ordre, pillages : les scènes survenues dans de nombreux centres-villes ont marqué les esprits, et l'État dit vouloir à tout prix éviter qu'elles ne se reproduisent. Le texte source ne donne aucun bilan chiffré, ni de blessés ni d'interpellations.

Les décrets ne sont pas uniformes. Dans certaines communes, l'interdiction couvre l'ensemble du territoire de la ville ; dans d'autres, elle ne concerne que des secteurs précis. Lyon et Marseille font partie des villes visées par une interdiction totale, et la liste publiée par Le Figaro cite aussi Nice, ainsi que d'autres villes aux quatre coins de l'Hexagone. Outre ces interdictions, des couvre-feux ont également été décidés.

Les préfectures peuvent justifier ces arrêtés par une formule : « circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles ». Le mouvement des préfets a été encouragé par les propos du chef de l'État. Ce jeudi, à midi, à l'issue d'un conseil de sécurité, Emmanuel Macron a déclaré que « la recommandation générale est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir ».

Le président de la République a toutefois précisé une exception : seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi. La frontière passe donc entre les cortèges syndicaux, encadrés, et les rassemblements issus des appels lancés pour l'Acte II, désormais proscrits dans les zones concernées.

Reste à savoir comment ces interdictions seront appliquées. Les arrêtés sont signés, mais leur effet réel ne se mesurera que samedi, dans la rue : combien de personnes répondront malgré tout aux appels, et comment les forces de l'ordre géreront-elles les éventuels rassemblements ? C'est ce que la journée du 24 octobre dira.

La recommandation générale est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir.
— Emmanuel Macron, après un conseil de sécurité
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