Vingt ans après le coup de tête qui a clos sa carrière de joueur, Zinedine Zidane retrouve le Stade de France — non plus en short, mais en costume de sélectionneur. Face à l'Italie, adversaire de sa dernière heure sur un terrain, il porte un bilan immaculé et une nation qui a besoin de croire à nouveau. Ce match n'est pas seulement une rencontre de Ligue des Nations : c'est une réconciliation publique d'un homme avec son propre mythe.
Zidane retrouve son Stade de France face à l'Italie, 20 ans après son coup de tête
Je ne suis pas fier de ce qui s'est passé, mais ça fait partie d'un parcours
Pourquoi ce match contre l'Italie porte-t-il tant de poids pour Zidane personnellement?
C'est l'Italie qui l'a vu terminer sa carrière de joueur. Le coup de tête à Materazzi en 2006, c'est son dernier geste en tant que professionnel. Revenir au Stade de France, où il a aussi remporté le Mondial 1998, c'est comme fermer une boucle.
Mais il faut noter que Zidane a aussi joué cinq ans à la Juventus. L'Italie n'est pas qu'un souvenir douloureux, c'est aussi un pays où il a eu une carrière importante.
Comment explique-t-on que l'équipe de France soit si performante après seulement deux matchs sous sa direction?
Zidane a apporté une nouvelle philosophie basée sur la maîtrise du ballon. Il a aussi rajeuni l'équipe intelligemment, intégrant de nouveaux joueurs aux côtés de l'ossature du groupe demi-finaliste du Mondial.
Deux victoires, c'est un début prometteur, mais c'est aussi un échantillon très réduit. La Turquie et la Belgique ne sont pas les adversaires les plus redoutables. L'Italie, même affaiblie, sera un test plus sérieux.
Mbappé est absent. Est-ce un problème majeur?
Non, parce que Dembélé et Olise ont montré qu'ils pouvaient prendre le relais. Zidane a dit qu'il était « bluffé par tout le monde ». L'absence de Mbappé a même permis à d'autres de briller.
C'est vrai, mais Mbappé était buteur en Turquie. On ne sait pas encore comment cette équipe réagira face à un vrai défi défensif sans son meilleur attaquant.
Dembélé sera capitaine. Est-ce un choix symbolique ou tactique?
C'est logique : c'est le Ballon d'or 2025, et Mbappé est blessé. Mais Zidane a aussi dit que Dembélé était « la star bleue la moins en vue » sous sa direction. Le brassard pourrait le motiver.
Ou cela pourrait ajouter de la pression. Six buts à la Coupe du monde 2026, c'est excellent, mais être capitaine au Stade de France contre l'Italie, c'est une responsabilité différente.
Le Pouls
- L'effet Zidane est déjà réel : deux victoires, des millions de téléspectateurs, et un vestiaire rajeuni qui tourne sans son joueur le plus célèbre.
- L'absence de Mbappé, blessé au genou, aurait pu fragiliser le groupe — elle a au contraire libéré de l'espace pour de nouvelles voix et de nouveaux visages.
- L'Italie, trois Coupes du monde manquées en poche, n'est pas sans ressources : sa victoire 4-1 contre la Turquie rappelle qu'elle peut mordre.
- Dembélé, Ballon d'or 2025 et capitaine d'un soir, doit confirmer qu'il est prêt à porter l'équipe au-delà de ses éclairs intermittents.
- Le Stade de France sera plein, et Zidane devra transformer l'émotion collective en résultat concret pour ne pas entamer son précieux capital de sympathie.
Vingt ans après le coup de tête qui a clos sa carrière de joueur, Zinedine Zidane retrouve le Stade de France — non plus en short, mais en costume de sélectionneur. Face à l'Italie, adversaire de sa dernière heure sur un terrain, il porte un bilan immaculé et une nation qui a besoin de croire à nouveau. Ce match n'est pas seulement une rencontre de Ligue des Nations : c'est une réconciliation publique d'un homme avec son propre mythe.
Zinedine Zidane revient au Stade de France vendredi pour y affronter l'Italie en Ligue des Nations. Deux décennies se sont écoulées depuis qu'il y a frappé Marco Materazzi de la tête en finale du Mondial 2006 — son dernier geste en tant que joueur. Cette fois, il entre par la ligne de touche en tant que sélectionneur, nommé le 28 juillet, et son bilan est pour l'instant sans tache.
Deux victoires consécutives — en Turquie puis en Belgique, chacune sur le score de 1-0 — ont suffi à déclencher un engouement national. Des millions de téléspectateurs ont suivi ces matchs, et l'absence de Kylian Mbappé, blessé au genou gauche, n'a pas freiné la dynamique. Zidane en a profité pour rajeunir l'effectif et intégrer de nouveaux joueurs sans heurts apparents.
L'enceinte de Saint-Denis est chargée de mémoire pour lui : c'est là qu'il a inscrit deux buts en finale contre le Brésil en 1998, là qu'il a joué son premier et son dernier match sous le maillot bleu avant l'Allemagne. En conférence de presse jeudi, il a évoqué une « grosse émotion » à l'idée de retrouver ce stade. Sur le coup de tête à Materazzi, il a été direct : « Je ne suis pas fier de ce qui s'est passé », tout en rappelant que nul ne peut traverser une carrière sans moments moins glorieux.
L'Italie de Roberto Mancini, malgré trois absences consécutives en Coupe du monde, reste dangereuse — elle vient de battre la Turquie 4-1. Pour Zidane, l'affronter a une résonance particulière : il a porté le maillot de la Juventus cinq ans, et c'est contre les Azzurri qu'il a disputé son ultime match professionnel.
Ousmane Dembélé, Ballon d'or 2025, portera le brassard en l'absence de Mbappé. Discret malgré son statut, il sera attendu. Michael Olise, auteur d'un but spectaculaire en Belgique, est lui aussi en forme. Le Stade de France devrait afficher complet, et Zidane a promis une équipe prête à « tout donner ». L'effet Zidane est en marche — vendredi, il faudra l'entretenir.
Zinedine Zidane revient au Stade de France vendredi pour affronter l'Italie en Ligue des Nations, une rencontre chargée d'une densité émotionnelle que peu de matchs peuvent égaler. Deux décennies se sont écoulées depuis qu'il a frappé de la tête Marco Materazzi en finale du Mondial 2006, un geste qui a scellé son dernier match en tant que joueur. Cette fois, il franchit la ligne de touche en tant que sélectionneur, porteur d'un bilan sans tache depuis sa nomination le 28 juillet.
Le contexte ne pourrait être plus favorable. Après une victoire en Turquie le 25 septembre (1-0) et un succès en Belgique trois jours plus tard (1-0), Zidane a déjà imposé sa marque sur l'équipe de France. Ces deux victoires ont attiré respectivement 6,8 et 6,3 millions de téléspectateurs, des chiffres qui témoignent de l'engouement suscité par son arrivée. L'absence de Kylian Mbappé, blessé au genou gauche après le match en Turquie, n'a pas ralenti la machine française. Au contraire, Zidane a profité de cette situation pour rajeunir et remanier son effectif, intégrant de nouveaux joueurs qui se sont adaptés sans friction.
Le Stade de France n'est pas un terrain ordinaire pour Zidane. C'est là qu'il a marqué deux fois en finale contre le Brésil en 1998, propulsant la France au sommet du football mondial. C'est là aussi qu'il a tiré son premier but pour les Bleus, contre l'Espagne le 28 janvier 1998, et qu'il a joué son dernier match en équipe de France avant la Coupe du monde en Allemagne, contre le Mexique le 27 mai 2006. Jeudi en conférence de presse, il a parlé de « grosse émotion » en évoquant ces retrouvailles avec son jardin.
Mais le coup de tête à Materazzi plane toujours. Zidane a tenu à clarifier sa position, insistant sur le fait qu'il n'en était pas fier. « Je ne suis pas fier de ce qui s'est passé. Je l'ai dit, je l'ai redit, je le redis encore aujourd'hui », a-t-il déclaré. Il a ensuite nuancé son propos en rappelant que tout parcours comporte des moments moins glorieux, que personne ne peut « faire que des belles choses ». C'est une forme de réconciliation avec son propre passé, prononcée devant les caméras à quelques heures d'un match qui ravivera inévitablement ces souvenirs.
L'Italie arrive en position de faiblesse relative. Sous la direction de Roberto Mancini, la Nazionale tente de se reconstruire après avoir manqué trois Coupes du monde consécutives. Elle vient pourtant de dominer la Turquie 4-1, un résultat qui montre qu'elle reste capable de moments brillants. Pour Zidane, affronter l'Italie revêt une dimension particulière : il y a passé cinq ans à la Juventus Turin entre 1996 et 2001, et c'est contre elle qu'il a joué son dernier match en tant que joueur professionnel.
Ousmane Dembélé, le Ballon d'or 2025, héritera du brassard de capitaine en l'absence de Mbappé. Le Parisien a marqué lors de son entrée en jeu en Belgique, mais il demeure jusqu'à présent la star la moins visible de cette nouvelle équipe de France. Après ses six buts à la Coupe du monde 2026, il sera attendu au tournant. Michael Olise, auteur d'un but spectaculaire en Belgique, figure également parmi les joueurs qui ont bénéficié du repos accordé par Zidane avant ce match au Stade de France.
L'enceinte de Saint-Denis devrait afficher complet. Les supporters français, galvanisés par les débuts réussis du nouvel entraîneur, attendent une performance à la hauteur du mythe. Zidane lui-même a affirmé qu'il ne pensait « pas du tout aux choses négatives » et qu'il avait « une équipe de fou » pour « tout donner ». L'effet Zidane fonctionne à plein régime, et vendredi, il s'agira de ne pas dilapider ce capital de sympathie fraîchement reconstitué.
Citations marquantes
C'est une grosse émotion. On a envie de continuer à écrire une autre page, une autre histoire.— Zinedine Zidane, sélectionneur de la France
Je ne suis pas fier de ce qui s'est passé. Je l'ai dit, je l'ai redit, je le redis encore aujourd'hui.— Zinedine Zidane, sur le coup de tête à Materazzi en 2006