À Pessac, une retraitée de 67 ans atteinte d'un cancer se retrouve sans domicile depuis plus d'un an, dépossédée de l'appartement qu'elle possédait depuis près de quatre décennies par une locataire qui refuse de partir et maîtrise l'art de ralentir la justice. L'histoire de Martine Ferreira rappelle que la lenteur des institutions peut, pour les plus vulnérables, transformer une procédure ordinaire en épreuve existentielle. Entre les campings et les canapés d'amis, c'est la question du droit au chez-soi — et de sa protection réelle — qui se pose avec une acuité douloureuse.
Une retraitée malade lutte contre le squat de son appartement à Pessac
À mon âge, ce n'est pas une vie, ballottée de droite à gauche
Pourquoi cette femme refuse-t-elle simplement de partir ? Y a-t-il une raison légale qui la protège ?
Une fois qu'on occupe un logement, même illégalement, la loi française offre des protections. C'est pour éviter les expulsions brutales. Mais ici, c'est une location courte terme qui s'est transformée en squat. La squatteuse connaît la justice et elle l'utilise contre Ferreira.
Attendez — on dit qu'elle « connaît les rouages judiciaires ». Sur quoi se base-t-on ? C'est une observation du journaliste ou une affirmation de Ferreira ?
C'est déduit de son comportement — se présenter deux heures en retard à une audience, refuser de payer, rester dans les lieux. Cela suggère une certaine connaissance.
Suggère, oui. Mais on ne sait pas vraiment qui elle est, pourquoi elle agit ainsi, si elle a des ressources ou des problèmes propres.
Et Ferreira ? Elle a des enfants, de la famille qui pourrait l'aider ?
Le texte ne le dit pas. On sait qu'elle a des amis avec des canapés, mais rien de plus.
C'est un détail important. Si elle avait une famille, cela changerait la perception de sa vulnérabilité.
Quand la décision de justice doit-elle tomber ?
On ne le sait pas. Le texte dit qu'elle attend une décision, mais pas de date.
Et c'est un problème pour le lecteur. Sans calendrier, on ne sait pas si c'est une question de semaines ou de mois.
Le Pouls
- Une femme malade et sans ressources suffisantes se retrouve à la rue pendant qu'une squatteuse occupe illégalement son seul bien immobilier depuis avril 2025.
- La locataire, rompue aux mécanismes judiciaires, multiplie les tactiques dilatoires — arrivant notamment avec deux heures de retard à l'audience d'expulsion de juin pour faire capoter la procédure.
- Martine Ferreira a tenté de reprendre son appartement par la force et a été agressée, illustrant jusqu'où peut mener l'impuissance face à un système qui n'agit pas assez vite.
- Le mobile-home qui lui sert de refuge temporaire ferme ses portes le 1er décembre, ajoutant une échéance concrète et imminente à une situation déjà critique.
- La retraitée attend une décision judiciaire définitive, suspendue entre l'espoir d'un dénouement légal et la réalité d'une précarité qui s'aggrave semaine après semaine.
À Pessac, une retraitée de 67 ans atteinte d'un cancer se retrouve sans domicile depuis plus d'un an, dépossédée de l'appartement qu'elle possédait depuis près de quatre décennies par une locataire qui refuse de partir et maîtrise l'art de ralentir la justice. L'histoire de Martine Ferreira rappelle que la lenteur des institutions peut, pour les plus vulnérables, transformer une procédure ordinaire en épreuve existentielle. Entre les campings et les canapés d'amis, c'est la question du droit au chez-soi — et de sa protection réelle — qui se pose avec une acuité douloureuse.
Martine Ferreira a 67 ans, elle est veuve et soigne un cancer. Depuis avril 2025, elle n'a plus de chez-elle : une femme à qui elle avait loué son appartement de Pessac, en banlieue de Bordeaux, refuse de partir et ne paie pas de loyer. Ce bien modeste, elle le possédait depuis trente-sept ans. Elle le louait ponctuellement pour arrondir sa retraite. Aujourd'hui, il lui échappe.
Ferreira a tout tenté pour récupérer son logement. Elle a saisi la justice, et a même été agressée en essayant d'y retourner. En juin, le tribunal de Bordeaux a convoqué la squatteuse à une audience d'expulsion — celle-ci s'est présentée avec deux heures de retard, un retard qui n'est pas anodin : la femme connaît les rouages judiciaires et sait comment faire durer les procédures.
Pendant ce temps, Martine enchaîne les solutions précaires — campings, canapés d'amis, mobile-home de location. Ce dernier refuge ferme le 1er décembre. Elle n'a nulle part où aller ensuite. Elle attend une décision définitive de la justice, consciente que le système avance lentement, et que c'est elle qui en paie le prix, jour après jour, sans ancrage ni stabilité.
Martine Ferreira a 67 ans. Elle est veuve, atteinte d'un cancer, et depuis avril 2025, elle n'a pas de chez-elle. Elle dort dans des campings, sur les canapés d'amis, dans un mobile-home loué qu'elle devra quitter le 1er décembre. Elle pleure chaque fois qu'elle raconte son histoire.
Pendant trente-sept ans, elle a possédé un appartement à Pessac, en banlieue de Bordeaux. C'était un bien modeste, mais le sien. Elle le louait de temps en temps, pour des séjours courts, histoire de compléter sa retraite. En 2025, elle a loué l'appartement à une femme. Cette locataire n'a jamais quitté les lieux. Elle refuse de payer les loyers. Elle refuse de partir. Elle squatte.
Ferreira a tenté de récupérer son bien. Elle a été agressée pour cela. Elle a saisi la justice. En juin, le tribunal de Bordeaux a convoqué la squatteuse pour une audience d'expulsion. La femme s'est présentée avec deux heures de retard. Elle connaît les rouages judiciaires. Elle sait comment faire traîner les choses. Elle joue la montre.
Cependant que tout cela se déroule, Ferreira vit dans l'incertitude. Son mobile-home ferme dans quelques semaines. Elle n'a pas d'autre endroit où aller. À son âge, dit-elle, ce n'est pas une vie — être ballottée d'un côté à l'autre, sans ancrage, sans stabilité. Elle attend une décision de justice. Elle attend que quelqu'un lui rende ce qui lui appartient.
Le système judiciaire avance lentement. La squatteuse le sait. Ferreira le découvre, jour après jour, en vivant dans les marges.
Citations marquantes
Je suis presque à la rue et complètement brisée— Martine Ferreira
Je n'en peux plus d'être ballottée de droite à gauche, à mon âge, ce n'est pas une vie— Martine Ferreira