Remco Evenepoel remporte le titre de champion d'Europe au sprint à la photo-finish

À peine perceptible sur la photo-finish, l'écart qui le séparait de Ciccone
Evenepoel a remporté le championnat d'Europe par une marge si infime qu'il a fallu attendre deux minutes pour connaître le résultat.
Mark

Comment un coureur peut-il ne pas savoir immédiatement s'il a gagné une course?

Mimi

Parce que l'écart était littéralement imperceptible à l'œil nu. Deux coureurs franchissent la ligne presque au même instant, et seule la caméra haute vitesse peut déterminer qui a mis la roue en avant en premier. Evenepoel a dû attendre que les officiels analysent la photo-finish.

Luke

Mais c'est quand même étrange qu'il ait fallu deux minutes. Les systèmes de photo-finish modernes sont généralement instantanés. Peut-être que le délai venait de l'organisation ou de la confirmation officielle, pas de l'analyse technique elle-même.

Mark

Pourquoi cette victoire était-elle si importante pour lui?

Mimi

Parce qu'elle complétait sa collection. Il avait déjà remporté les Jeux olympiques, les Mondiaux, plusieurs championnats nationaux, mais pas le championnat d'Europe en ligne. C'était le dernier grand titre qui lui manquait.

Luke

Cela dit, il faut noter que plusieurs des favoris principaux n'étaient pas là. Pogacar était blessé, Vingegaard aussi. Ce n'était pas un champ complet.

Mark

Ça change vraiment la valeur de la victoire?

Mimi

Oui et non. Evenepoel a quand même dû gagner contre Ciccone, qui était un adversaire redoutable. Et il a dû se relever après une chute en montagne. Mais Luke a raison : sans les absences, le résultat aurait peut-être été différent.

Luke

Ce qui est intéressant, c'est qu'Evenepoel lui-même traverse une période difficile. Douzième aux Mondiaux la semaine précédente, critiqué pour sa relation avec Van Aert. Cette victoire intervient vraiment au moment où il en avait besoin.

Mark

Ses coéquipiers ont joué un rôle clé?

Mimi

Absolument. Après sa chute, deux coéquipiers l'ont aidé à recoller à Ciccone. Sans eux, il aurait probablement perdu du temps et ne serait jamais revenu. C'est un exemple classique de comment le cyclisme en équipe fonctionne.

Luke

Et il faut noter que Van Aert, avec qui il y avait eu des tensions, n'était pas là. Ça a peut-être aussi aidé à la dynamique d'équipe.

  • Une chute dans un virage de la côte de Mozjanca à 36 kilomètres de l'arrivée menaçait de tout anéantir pour Evenepoel.
  • Ses coéquipiers Debruyne et Van Gils ont dû intervenir d'urgence pour le ramener dans la roue de Ciccone, transformant une catastrophe individuelle en effort collectif.
  • Ciccone a semblé tenir la victoire à 300 mètres de la ligne, piégeant Evenepoel dans le dernier virage et prenant une longueur d'avance décisive.
  • Evenepoel a jeté son vélo sur la ligne au tout dernier instant, puis a attendu deux longues minutes que la photo-finish confirme ce que ses jambes avaient à peine suffi à accomplir.
  • La victoire referme une semaine douloureuse : une 12e place aux Mondiaux, des critiques sur sa cohabitation avec Van Aert, et le soulagement d'un champion qui retrouve enfin son niveau.

Sur les routes slovènes d'un dimanche d'octobre, Remco Evenepoel a attendu en silence que la photo-finish lui rende son destin : le titre de champion d'Europe, arraché d'un boyau à l'Italien Giulio Ciccone après une course marquée par une chute, une remontée et un sprint au millimètre. À 26 ans, le Belge comble ainsi le dernier vide de sa collection de grands titres, transformant une semaine de doutes et de critiques en une rédemption saisie à la dernière roue.

Remco Evenepoel a dû patienter deux longues minutes après avoir franchi la ligne d'arrivée pour savoir s'il était vraiment champion d'Europe. L'écart avec l'Italien Giulio Ciccone était si infime que seule la photo-finish pouvait trancher — un boyau, à peine visible sur l'image. Quand le speaker a prononcé son nom, le Belge de 26 ans a pu enfin exulter.

Ce titre avait une saveur particulière : il comblait le dernier manque dans une collection déjà ornée des Jeux olympiques, des Mondiaux, des championnats de Belgique et du chrono européen. Evenepoel devient ainsi le deuxième Belge à s'imposer aux Championnats d'Europe élite depuis leur création en 2016, après Tim Merlier en 2024.

La victoire n'est pourtant pas venue sans embûches. Dans la quatrième ascension de la côte de Mozjanca, Evenepoel a chuté dans un virage abordé trop vite. Ses coéquipiers Ramses Debruyne et Maxim Van Gils l'ont aidé à recoller à Ciccone, avant qu'il ne contre-attaque dans la descente. Les deux hommes se sont retrouvés ensemble à l'approche de la ligne — comme au Grand Prix de Québec un mois plus tôt. Mais cette fois, Ciccone l'a piégé dans le dernier virage, semblant assuré du titre à 300 mètres de l'arrivée. Evenepoel ne l'a rattrapé qu'en jetant son vélo sur la ligne.

L'absence de Pogacar, blessé après une chute à la Vuelta, de Vingegaard, de Van der Poel en vacances et de Pidcock concentré sur le Tour de Lombardie avait certes allégé la concurrence. Mais Evenepoel a dû souffrir pour arracher cette victoire, dans un contexte personnel difficile : une semaine plus tôt, il avait terminé douzième aux Mondiaux au Canada, une déception amplifiée par les critiques sur sa cohabitation ratée avec Wout Van Aert. En Slovénie, sans Van Aert, la Belgique a roulé unie pour lui — et cette cohésion a fait la différence.

« C'était une semaine difficile après la déception des Mondiaux. Ça a joué dans ma tête. C'est un soulagement d'être de retour à un bon niveau », a confié Evenepoel, saluant des coéquipiers qui ont « fait exactement ce qu'on avait prévu ». L'Italien Christian Scaroni a complété le podium, terminant à près d'une minute des deux premiers.

Remco Evenepoel a attendu deux minutes après avoir franchi la ligne d'arrivée avant de savoir s'il avait vraiment gagné. Le cycliste belge de 26 ans a remporté dimanche 4 octobre le championnat d'Europe sur les routes de Slovénie, mais l'écart qui le séparait de l'Italien Giulio Ciccone était si infime que seule la photo-finish pouvait trancher. Evenepoel l'a devancé d'un boyau, un margin si étroit qu'il restait à peine perceptible sur l'image. Quand le speaker a enfin annoncé son nom, il a pu exulter.

Cette victoire revêtait une importance particulière pour Evenepoel. Elle complétait sa collection de titres majeurs : il possédait déjà les Jeux olympiques, les Mondiaux, les championnats de Belgique en ligne et contre-la-montre, ainsi que le championnat d'Europe du chrono. Le titre qui lui manquait, c'était celui-ci. Il devient le deuxième Belge à remporter les Championnats d'Europe depuis que la course s'est ouverte à l'élite en 2016, après Tim Merlier en 2024.

Mais la route vers cette victoire n'a pas été linéaire. Dans la quatrième des cinq ascensions de la côte de Mozjanca, la principale difficulté du parcours de 196 kilomètres, Evenepoel a chuté dans un virage qu'il avait abordé trop rapidement. Il a fallu l'intervention de ses coéquipiers Ramses Debruyne et Maxim Van Gils pour l'aider à recoller à Ciccone. Puis il a contre-attaqué dans la descente qui suivait. Les deux hommes se sont retrouvés ensemble à l'approche de la ligne d'arrivée, comme cela s'était déjà produit au Grand Prix de Québec le 11 septembre, où Evenepoel avait remporté le sprint à deux en patron. Cette fois, Ciccone l'a piégé au dernier virage, le dépassant à 300 mètres de la fin et semblant assuré de la victoire. Evenepoel ne l'a rattrapé qu'au tout dernier moment, jetant son vélo sur la ligne d'arrivée.

L'absence des principaux favoris avait clairement joué en faveur du Belge. Tadej Pogacar, champion d'Europe l'année précédente, était blessé après une chute à la Vuelta et avait dû renoncer à défendre son titre, bien qu'il ait profité d'un bain de foule à bord d'une voiture de l'organisation en passant près de son village de Komenda. Jonas Vingegaard était également blessé. Paul Seixas et Tom Pidcock s'étaient concentrés sur le Tour de Lombardie, prévu le samedi suivant. Mathieu van der Poel était en vacances. Evenepoel était donc le mieux placé pour l'emporter, mais il a dû cravaché pour arracher cette victoire.

Cette course intervenait dans un contexte personnel difficile. Une semaine plus tôt, aux Mondiaux au Canada, Evenepoel avait terminé douzième, une performance décevante qu'il avait attribuée à un « jour sans ». Mais les observateurs avaient surtout retenu sa cohabitation ratée avec Wout Van Aert, le chouchou du public belge, ce qui avait suscité une vague de critiques. En Slovénie, Van Aert n'était pas présent, et la Belgique a roulé au diapason pour Evenepoel. Cette cohésion d'équipe a fait la différence : sans ses coéquipiers, sa course se serait peut-être terminée à 36 kilomètres de l'arrivée.

Après sa victoire, Evenepoel a remercié explicitement ses coéquipiers. « Ils ont fait exactement ce qu'on avait prévu de faire. Après ma chute, on est restés calmes, et on est revenus au plan initial », a-t-il déclaré. « C'était une semaine difficile pour moi après la déception des Mondiaux. Ça a joué dans ma tête. C'est un soulagement d'être de retour à un bon niveau ». L'Italien Christian Scaroni a décroché le bronze, terminant à près d'une minute des deux premiers.

C'est incroyable. Je pensais que j'avais gagné, mais on ne sait jamais.
— Remco Evenepoel
C'était une semaine difficile pour moi après la déception des Mondiaux. Ça a joué dans ma tête. C'est un soulagement d'être de retour à un bon niveau.
— Remco Evenepoel
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