RD Congo : l'Assemblée adopte la loi sur le référendum constitutionnel, l'opposition craint un troisième mandat

Une loi qui encadre la révision de la Constitution, et une opposition qui s'alarme
L'Assemblée congolaise a de nouveau adopté la loi référendaire, que l'opposition lie à un possible troisième mandat.
Mark

Concrètement, qu'a fait l'Assemblée nationale congolaise ?

Mimi

Elle a adopté de nouveau une proposition de loi qui fixe les conditions d'organisation d'un référendum, y compris pour réviser la Constitution ou en adopter une nouvelle.

Mark

Pourquoi l'opposition s'en inquiète-t-elle ?

Mimi

Elle y voit une manœuvre qui pourrait permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

Luke

Il faut distinguer les choses. Que la loi ait été adoptée, c'est rapporté. Que son but soit un troisième mandat, c'est l'interprétation de l'opposition, pas un fait établi.

Mark

Le président a-t-il dit qu'il voulait un troisième mandat ?

Luke

Dans ce qui est rapporté, rien ne l'indique. Aucune déclaration de sa part n'est citée.

Mimi

Le mot « à nouveau » suggère un parcours législatif déjà engagé, mais le détail n'est pas donné.

Luke

Exactement : on ne connaît ni le nombre de voix, ni le contenu précis des articles, ni la raison de ce second vote.

Mark

Alors qu'est-ce qui reste à suivre ?

Mimi

La présentation éventuelle d'un projet concret de révision, et la réponse du pouvoir aux accusations.

  • Un second vote de l'Assemblée nationale relance un dossier constitutionnel déjà explosif à Kinshasa.
  • Le texte ouvre deux voies, réviser la Constitution actuelle ou en écrire une nouvelle, et c'est précisément ce choix qui inquiète.
  • L'opposition dénonce une manœuvre destinée à contourner la limite du nombre de mandats présidentiels.
  • Les détails du scrutin restent flous, et la suite dépendra des prochaines étapes législatives et des positions du pouvoir.

À Kinshasa, l'Assemblée nationale a de nouveau adopté un texte qui fixe les conditions d'un référendum portant sur la révision de la Constitution ou sur l'adoption d'une nouvelle. Dans un pays où la loi fondamentale touche au cœur de l'équilibre du pouvoir, ce geste technique ne tranche pas le fond, mais il ouvre un cadre dont chacun mesure déjà la portée. L'opposition y voit la possibilité d'un troisième mandat pour Félix Tshisekedi, une crainte que le pouvoir n'a pas, pour l'instant, confirmée publiquement.

À Kinshasa, l'Assemblée nationale congolaise a adopté à nouveau la proposition de loi qui encadre l'organisation d'un référendum. Le reportage de France 24, diffusé dans son Journal de l'Afrique le 25 octobre 2026, rappelle que le texte prévoit deux options : réviser la Constitution en vigueur ou en adopter une nouvelle.

Le terme « à nouveau » pèse dans ce récit. Il signale que l'Assemblée est déjà revenue sur ce dossier, sans que l'on sache ce qui a motivé ce second vote ni le nombre de voix obtenues. Une loi référendaire ne décide pas elle-même du fond constitutionnel, mais elle trace le chemin.

Ce chemin inquiète l'opposition, qui y lit une manœuvre pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. Le reportage ne cite aucune déclaration du chef de l'État confirmant cette intention. La question reste donc ouverte.

Pour la suite, il faudra observer les prochaines étapes du texte, la présentation éventuelle d'un projet précis de révision ou de nouvelle Constitution, et la réponse officielle du pouvoir au débat sur le troisième mandat.

À Kinshasa, l'Assemblée nationale congolaise a adopté de nouveau la proposition de loi qui fixe les conditions d'organisation d'un référendum. Le vote a été rapporté par France 24 dans son Journal de l'Afrique, diffusé le 25 octobre 2026.

Le texte encadre notamment deux possibilités : réviser la Constitution en vigueur ou en adopter une nouvelle. C'est ce point qui rend le sujet sensible dans le pays. Une loi référendaire ne tranche pas, à elle seule, le fond de la question constitutionnelle, mais elle définit le cadre dans lequel une telle consultation pourrait se tenir.

Le mot « à nouveau » compte. Il indique que ce n'est pas la première fois que l'Assemblée se prononce sur cette proposition. Le reportage ne précise pas, en revanche, ce qui a motivé ce second vote, ni dans quelles conditions il a eu lieu. On ignore aussi dans le détail le résultat du scrutin, le nombre de voix, ou le contenu exact des dispositions adoptées.

L'opposition, elle, a une lecture claire. Elle dénonce une manœuvre qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. Dans ce raisonnement, modifier ou remplacer la Constitution permettrait de contourner la limite actuelle du nombre de mandats présidentiels. Il s'agit ici de la crainte exprimée par ses adversaires : le reportage ne rapporte pas de déclaration du chef de l'État confirmant une telle intention.

Le sujet figurait au sommaire d'une édition qui traitait aussi d'autres dossiers politiques du continent. Le président nigérian sortant, Bola Tinubu, a lancé sa campagne de réélection en promettant « un avenir meilleur », dans un débat dominé par la hausse du coût de la vie. L'émission a aussi reçu Éloi Ficquet, historien et anthropologue, maître de conférences à l'EHESS et spécialiste de l'Éthiopie et de la Corne de l'Afrique. Il a été interrogé sur les fractures du pays, la vision du Premier ministre Abiy Ahmed et l'enjeu de l'accès à la mer.

Pour la RD Congo, la suite se jouera sur les étapes suivantes du texte et sur les positions que prendront le pouvoir et l'opposition. Il faudra surveiller si un projet précis de révision ou de nouvelle Constitution est présenté, et si le débat sur un éventuel troisième mandat reçoit une réponse officielle.

L'opposition dénonce une manœuvre qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.
— France 24, résumant la position de l'opposition congolaise
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