À la veille d'un débat décisif pour la primaire socialiste, des enregistrements privés de Raphaël Glucksmann ont été rendus publics, révélant un écart saisissant entre le discours de la nuance qu'il prône et la brutalité des mots qu'il réserve à ses adversaires. Ce moment de vérité involontaire — où la parole intime contredit la parole publique — rappelle que la politique est aussi une mise en scène, et que les coulisses finissent toujours par rejoindre la scène. La gauche française, déjà fragmentée, se retrouve confrontée non seulement à ses divisions idéologiques, mais à la question plus anc
Propos privés de Glucksmann : Mélenchon et Royal dénoncent des attaques « sexistes »
On leur pisse dessus, on va pas rentrer dedans
Pourquoi ces vidéos privées ont-elles été diffusées juste avant le dernier débat ?
Le Media, un site proche de la gauche radicale, les a relayées samedi. C'est une question de timing politique — cela affaiblit Glucksmann au moment où il aurait besoin de momentum.
Mais on ne sait pas qui a enregistré ces vidéos ni comment elles ont atterri chez Le Media. C'est une fuite, mais la source reste floue.
Glucksmann prétend vraiment « pisser » sur Mélenchon ?
C'est ce qu'on entend dans l'enregistrement, oui. Il le dit en commentant le débat du Medef, en critiquant la façon dont Mélenchon et Le Pen ont réagi aux questions sur le voile et l'abaya.
Il faut noter que ce sont des propos privés, destinés à rester confidentiels selon la source. On ne sait pas le contexte exact ni qui était présent — Glucksmann était avec Boris Vallaud et des militants.
Et l'accusation contre Royal ?
Il dit qu'elle a fait « la danse du ventre » devant Macron, contrastant son absence de responsabilités récentes avec ses sept ans et demi au Parlement européen. Royal répond que c'est sexiste et faux — elle a été révoquée de son poste d'ambassadrice pour avoir dénoncé la répression contre les gilets jaunes.
C'est effectivement une remarque qui joue sur des stéréotypes genrés. Mais on n'a que la version de Royal sur les raisons de sa révocation. Les deux versions existent dans le dossier.
Glucksmann a réagi ?
Son équipe a refusé de commenter samedi soir. Silence complet.
Ce silence est lui-même une réponse politique. Ça laisse les accusations sans défense directe.
Le Pouls
- Des vidéos privées de Glucksmann, diffusées par Le Media à la veille du dernier débat de la primaire, exposent des attaques crues contre Mélenchon et Royal que leur auteur n'avait jamais destinées au public.
- Mélenchon dénonce l'hypocrisie flagrante d'un candidat qui se réclame de la nuance tout en déclarant lui « pisser dessus » dans des conversations confidentielles.
- Royal riposte en qualifiant de « sexiste » et d'« immature » la métaphore de la « danse du ventre », et conteste la version des faits que Glucksmann donne de son départ de l'ambassade polaire.
- L'équipe de Glucksmann garde le silence, laissant les révélations occuper seules le terrain médiatique à un moment stratégiquement catastrophique.
- Le scandale fragilise une candidature déjà engagée dans une compétition serrée, et risque de creuser davantage les fractures d'une gauche en quête d'unité.
À la veille d'un débat décisif pour la primaire socialiste, des enregistrements privés de Raphaël Glucksmann ont été rendus publics, révélant un écart saisissant entre le discours de la nuance qu'il prône et la brutalité des mots qu'il réserve à ses adversaires. Ce moment de vérité involontaire — où la parole intime contredit la parole publique — rappelle que la politique est aussi une mise en scène, et que les coulisses finissent toujours par rejoindre la scène. La gauche française, déjà fragmentée, se retrouve confrontée non seulement à ses divisions idéologiques, mais à la question plus ancienne de l'authenticité de ceux qui la représentent.
La veille du dernier débat télévisé de la primaire socialiste, des enregistrements privés de Raphaël Glucksmann ont été mis en circulation sur les réseaux sociaux, puis relayés par Le Media, site proche de la gauche radicale. Dans ces vidéos, l'eurodéputé se montrait bien loin de l'image mesurée qu'il cultive publiquement : il déclarait « pisser » sur Jean-Luc Mélenchon et accusait Ségolène Royal d'avoir fait « la danse du ventre » devant Emmanuel Macron.
Dans le premier extrait, Glucksmann revenait sur le débat du Medef de fin août, estimant que Mélenchon et Le Pen y avaient été « méga à la ramasse » sur les questions économiques. Il décrivait Mélenchon comme ayant « les yeux perdus », avant de lâcher la phrase qui allait tout embraser. Mélenchon a réagi sur X en pointant la contradiction entre ce langage et la « méthode de la nuance » dont Glucksmann se réclame, rappelant aussi qu'il avait promis de le « plier ».
Dans le second extrait, Glucksmann s'en prenait à Royal, l'accusant de complaisance envers Macron tout en valorisant ses propres années au Parlement européen. Royal a dénoncé un « sexisme consternant » et une « contre-vérité », affirmant qu'elle avait été révoquée de son poste d'ambassadrice pour avoir critiqué la répression des gilets jaunes, et non pour avoir soutenu le président.
Glucksmann visait également la direction du Parti socialiste, qu'il accusait d'avoir tardé à prendre ses distances avec Macron avant de donner aujourd'hui des leçons. Son équipe a refusé de commenter. Le timing de ces révélations, à quelques heures d'un débat crucial, pourrait durablement entamer sa crédibilité au sein d'une gauche déjà profondément divisée.
La veille du dernier débat télévisé de la primaire socialiste, des vidéos privées de Raphaël Glucksmann ont circulé samedi sur les réseaux sociaux avant d'être relayées par Le Media, un site en ligne proche de la gauche radicale. Dans ces enregistrements, l'eurodéputé tenait des propos crus sur ses concurrents à la primaire : il déclarait « pisser » sur Jean-Luc Mélenchon et accusait Ségolène Royal d'avoir fait « la danse du ventre » devant Emmanuel Macron. Les deux intéressés ont réagi avec indignation samedi soir. L'équipe de Glucksmann n'a pas souhaité commenter ces révélations.
Dans le premier extrait vidéo, Glucksmann commentait le débat du Medef de fin août auquel il avait participé aux côtés de sept autres candidats à la présidentielle, dont Mélenchon et Marine Le Pen. Il affirmait que sur les questions économiques, ces deux-là « étaient méga à la ramasse ». Il décrivait Mélenchon comme ayant « les yeux perdus » durant le débat. Puis il revenait sur l'échange entre Le Pen et Mélenchon autour du voile et de l'abaya, les accusant d'avoir réagi « en symétrie ». C'est à ce moment qu'il prononçait la phrase qui allait déclencher la controverse : « On leur pisse dessus, on va pas rentrer dedans ».
Mélenchon a réagi sur X en relevant l'apparente contradiction. Il notait que Glucksmann prétendait lui « pisser dessus » et qu'il avait annoncé précédemment qu'il allait le « plier ». Il soulignait l'ironie de voir un candidat qui proclamait la « méthode de la nuance » et le « refus de la brutalisation du débat » tenir des propos aussi violents. Le message était clair : Glucksmann ne respectait pas ses propres principes.
Le second extrait vidéo visait Ségolène Royal, sa concurrente à la primaire de gauche. Glucksmann l'accusait d'avoir fait « la danse du ventre à Macron » ces dernières années, contrastant son absence de responsabilités avec ses sept ans et demi de siège au Parlement européen. Royal a dénoncé sur X le « sexisme consternant » de cette remarque qu'elle qualifiait d'« immature ». Elle y voyait aussi une « contre-vérité », affirmant qu'elle avait été « révoquée » de son poste d'ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique pour avoir dénoncé la violence de la répression contre les gilets jaunes et refusé de se taire comme le demandait Macron.
Dans ce même passage, Glucksmann critiquait aussi la direction « soi-disant gauchiste » du Parti socialiste, l'accusant d'avoir d'abord adopté des positions qui n'étaient pas anti-Macron avant de donner aujourd'hui des leçons. Ces propos révélaient une stratégie de campagne agressive, loin de l'image de candidat mesuré que Glucksmann cherchait à projeter publiquement. Le timing de la divulgation, à la veille du dernier débat télévisé de la primaire, risquait de fragiliser sa candidature au sein d'une gauche déjà fragmentée.
Citations marquantes
Le sexisme consternant de cette remarque immature et une contre-vérité— Ségolène Royal, sur X, réagissant aux propos de Glucksmann
On voit comment il adopte la méthode de la nuance qu'il recommande et le refus de la brutalisation du débat qu'il proclame— Jean-Luc Mélenchon, sur X, critiquant l'hypocrisie de Glucksmann