À Marseille, dans la salle de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, le procès des meurtres de décembre 2020 entre dans une phase où la parole des accusés commence peut-être à se fissurer. Trois hommes, dont Brahim Chabane, frère d'Amine Kessaci, ont été tués, brûlés et démembrés, et leurs mères, qui attendent depuis des années une vérité, s'étaient tenues face aux accusés en espérant qu'ils la prononcent. Deux d'entre eux ont commencé à reconnaître leur culpabilité, et les cinq ont présenté leurs excuses, sans que les familles ne sachent encore si ces mots suffiront à éclairer ce qui s'est r
Procès de l'assassinat de Brahim Chabane : deux accusés entament une reconnaissance de culpabilité
En perdant Brahim, j'ai perdu la moitié de moi.
Qu'est-ce qui change dans cette audience, après deux semaines de silence ?
Deux accusés, Réda Khaldi et Nassim Loubani, ont entamé une reconnaissance de culpabilité. Les cinq ont aussi demandé pardon aux mères.
Et les mères, que demandent-elles ?
Pas de grands mots. Elles réclament la justice, et que la vérité soit dite. L'une d'elles parle de la fille d'un an que son fils a laissée.
Précisons ce qui est établi. Le titre attribue le rôle de tireur à Oualane et celui de commanditaire à Harrat, mais ces désignations viennent d'un accusé.
Donc ce ne sont pas des faits jugés ?
Non. Ce sont des déclarations à l'audience, que la cour doit encore vérifier.
Le fait que des accusés parlent après deux semaines compte quand même pour les familles.
Oui, mais on ignore encore ce que contiennent exactement ces aveux, et le texte disponible s'arrête avant de le dire.
Alors que faut-il surveiller ?
La manière dont les aveux seront confrontés à l'enquête, surtout sur Harrat.
Il Polso
- Deux des cinq accusés, Réda Khaldi et Nassim Loubani, ont entamé une reconnaissance de culpabilité devant la cour.
- Les mères des victimes, effondrées, ont entendu les excuses des accusés et ne demandent plus qu'une chose : que justice soit rendue.
- Les aveux désignent un tireur, Oualane, et un commanditaire présumé, Harrat, mais ces accusations ne reposent pour l'instant que sur la parole d'un seul accusé.
- Le procès se joue désormais sur la solidité de ces aveux, qui devront être confrontés au dossier d'enquête.
- Derrière les débats, une fillette d'un an grandit sans son père, rappelant le coût humain de ces meurtres.
À Marseille, dans la salle de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, le procès des meurtres de décembre 2020 entre dans une phase où la parole des accusés commence peut-être à se fissurer. Trois hommes, dont Brahim Chabane, frère d'Amine Kessaci, ont été tués, brûlés et démembrés, et leurs mères, qui attendent depuis des années une vérité, s'étaient tenues face aux accusés en espérant qu'ils la prononcent. Deux d'entre eux ont commencé à reconnaître leur culpabilité, et les cinq ont présenté leurs excuses, sans que les familles ne sachent encore si ces mots suffiront à éclairer ce qui s'est réellement passé.
« Je voudrais présenter mes excuses. Vos enfants ont perdu la vie. Ne vous inquiétez pas, je vais tout vous expliquer. » Ces mots, balbutiés par Ahmed Zakaria Bensaci devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, ont mis fin à une longue attente. Depuis deux semaines, les familles de Brahim Chabane, Réda Khaldi et Nassim Loubani guettaient un signe de vérité de la part des cinq hommes accusés d'avoir assassiné, brûlé et démembré leurs fils près de Marseille en décembre 2020.
La journée avait commencé par l'audition d'un officier de police judiciaire, qui a retracé les étapes de l'enquête. Les mères des victimes l'ont écouté avec une attention presque religieuse, avant de prendre la parole à leur tour. Elles ont parlé de l'absence de leurs enfants et supplié les accusés de dire enfin la vérité. Une mère a confié avoir perdu la moitié d'elle-même, et laissé une petite fille d'un an.
Le tournant est venu quand Réda Khaldi et Nassim Loubani ont entamé une reconnaissance de culpabilité, suivis par les cinq accusés qui ont imploré le pardon des familles. Celles-ci, effondrées, n'ont réclamé qu'une chose : que justice soit rendue.
Les aveux désignent un tireur, Oualane, et un commanditaire présumé, Harrat. Ces accusations, portées par un seul accusé, restent à vérifier dans les débats. La suite du procès dépendra de leur solidité et de la manière dont elles seront confrontées au dossier.
« Je voudrais présenter mes excuses. Vos enfants ont perdu la vie. Ne vous inquiétez pas, je vais tout vous expliquer. » Ce sont les mots, balbutiés, d'Ahmed Zakaria Bensaci, l'un des cinq accusés, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Depuis le matin, la tension montait dans la salle d'audience.
Voilà deux semaines que les familles de Brahim Chabane, Réda Khaldi et Nassim Loubani attendent un signe de vérité de la part des cinq personnes accusées d'avoir assassiné, brûlé et démembré leurs enfants près de Marseille, en décembre 2020. Brahim Chabane est le frère d'Amine Kessaci, ce qui donne à ce procès un écho particulier.
La journée a commencé par l'audition d'un officier de police judiciaire. Il a décrit une nouvelle fois les contours de l'enquête qui a permis d'identifier les suspects. Les mères des trois victimes l'ont écouté avec une attention religieuse, puis ont pris la parole à tour de rôle.
Elles ont parlé de leur fils et de la douleur que provoque son absence. Elles ont supplié les assassins présumés de parler et de dévoiler « la vérité ». L'une d'elles a dit : « En perdant Brahim, j'ai perdu la moitié de moi. Il m'a laissé une fille d'un an. » Le texte dont nous disposons s'interrompt peu après.
Le tournant est venu des accusés. Deux d'entre eux, Réda Khaldi et Nassim Loubani, ont entamé une reconnaissance de culpabilité. Les cinq accusés ont ensuite imploré le pardon des mères. Celles-ci, effondrées, n'ont réclamé qu'une chose : que justice soit rendue.
Selon le titre du compte rendu, les aveux de l'un des accusés désignent un tireur, Oualane, et un commanditaire, Harrat. Ces mises en cause émanent d'un accusé : elles restent à confirmer par la suite des débats.
La suite du procès dépendra donc de la solidité de ces aveux et de la manière dont ils seront confrontés au dossier, en particulier sur le rôle de Harrat comme commanditaire présumé.
Citazioni salienti
Je voudrais présenter mes excuses. Vos enfants ont perdu la vie.— Ahmed Zakaria Bensaci, accusé
En perdant Brahim, j'ai perdu la moitié de moi.— Mère de Brahim Chabane