Présidentielle 2027 : David Lisnard devance Bruno Retailleau à droite

Lisnard double son concurrent des Républicains en deux semaines
Le maire de Cannes atteint 6 % d'intentions de vote, devançant Bruno Retailleau qui stagne à 5 %.
Mark

Pourquoi Lisnard progresse-t-il aussi vite ? Y a-t-il quelque chose de spécifique qui explique ce bond de 2,5 points en deux semaines ?

Mimi

Le sondage ne détaille pas les raisons, mais Lisnard incarne une alternative à la droite établie. Il a quitté les Républicains pour créer Nouvelle Énergie, ce qui peut séduire les électeurs en quête de renouvellement.

Luke

Attention : on ne sait pas si ce bond est durable ou s'il s'agit d'une fluctuation normale entre deux vagues de sondage. Deux semaines, c'est très court. Et le scénario testé — avec tous ces candidats à la fois — n'est peut-être pas celui qui se produira réellement.

Mark

Retailleau à 5 %, c'est vraiment faible pour le patron des Républicains, non ?

Mimi

Oui, c'est préoccupant pour lui. Cela suggère que son propre parti ne lui garantit pas une base électorale solide, surtout face à la fragmentation de la droite.

Luke

Mais rappelons-le : ce chiffre suppose que Retailleau se présente en même temps que Lisnard, Philippe, Attal et d'autres. Si certains se retirent, sa part pourrait augmenter. Le sondage mesure un scénario, pas une prédiction.

Mark

Glucksmann est mentionné comme étant en dynamique. Cela change-t-il la donne pour la droite ?

Mimi

Oui, indirectement. Si la gauche se mobilise autour de Glucksmann après sa victoire à la primaire, cela pourrait renforcer la polarisation et rendre la fragmentation de la droite encore plus coûteuse.

Luke

Le sondage ne donne pas les chiffres de Glucksmann dans ce scénario, donc on ne peut pas vraiment comparer. C'est une information utile mais incomplète.

  • En quinze jours seulement, Lisnard a bondi de 3,5 % à 6 %, une accélération qui surprend jusqu'à ses propres partisans.
  • Retailleau, chef du principal parti de droite, se retrouve devancé par un ancien membre de ses propres rangs — une humiliation politique difficile à minimiser.
  • La fragmentation de la droite s'intensifie : le scénario testé inclut Philippe, Attal, Villepin et Retailleau, tous candidats simultanément, diluant chaque score.
  • À gauche, Glucksmann sort renforcé de sa primaire, creusant l'écart avec une droite incapable pour l'instant de se fédérer autour d'un seul nom.
  • Lisnard n'est plus un figurant : avec 6 %, il franchit le seuil symbolique qui transforme un candidat marginal en acteur à part entière du jeu présidentiel.

À deux ans de l'élection présidentielle française, un sondage Ifop-Fiducial révèle que la droite n'est plus un bloc monolithique : David Lisnard, maire de Cannes et fondateur du mouvement Nouvelle Énergie, devance désormais Bruno Retailleau, chef des Républicains, avec 6 % contre 5 % des intentions de vote. Ce renversement symbolique rappelle que les partis établis ne détiennent jamais définitivement le monopole de leur propre électorat, et que les trajectoires ascendantes, même modestes, peuvent redessiner les équilibres d'une campagne entière.

Un sondage Ifop-Fiducial publié mercredi offre à la droite française un miroir inconfortable : David Lisnard, maire de Cannes ayant quitté les Républicains pour fonder Nouvelle Énergie, devance désormais Bruno Retailleau dans les intentions de vote, avec 6 % contre 5 %. Il y a deux mois à peine, Lisnard plafonnait à 2 % dans les mêmes baromètres.

Sa progression est rapide et régulière : 2 % en juin, 3,5 % en septembre, et maintenant 6 % — un bond de 2,5 points en quinze jours. Le scénario testé par l'enquête, commandée pour LCI et Sud Radio, suppose une présidentielle à candidatures multiples à droite, incluant Édouard Philippe, Gabriel Attal, Dominique de Villepin et Retailleau lui-même. Dans cet environnement fragmenté, chaque point gagné prend une valeur politique amplifiée.

Pour Retailleau, le résultat est doublement inconfortable : il est devancé par un rival issu de ses propres rangs, et ses 5 % le maintiennent à peine au-dessus de la marge d'erreur. Ses partisans peinent à présenter ce chiffre comme une position de force, tandis que l'entourage de Lisnard parle ouvertement d'une « percée ».

Dans ce contexte, la gauche observe avec intérêt. Raphaël Glucksmann, sorti victorieux de la primaire de son camp, bénéficie d'une dynamique propre qui contraste avec la dispersion de la droite. Si plusieurs candidats conservateurs se maintiennent jusqu'au scrutin, la concentration naturelle du vote de droite autour des Républicains — longtemps tenue pour acquise — pourrait ne jamais se produire. Lisnard, à 6 %, n'est plus un marginal : il est désormais une variable que personne ne peut ignorer.

Un sondage Ifop-Fiducial publié mercredi dessine un paysage inattendu pour la droite française en 2027 : David Lisnard, le maire de Cannes qui a quitté les Républicains, devance désormais Bruno Retailleau, le patron du parti, dans les intentions de vote. C'est un renversement remarquable pour un candidat qui, il y a seulement deux mois, peinait à émerger dans les baromètres.

Lisnard a progressé rapidement. En juin, l'étude Ifop-Fiducial le créditait de 2 %, puis 3,5 % en septembre. Mais dans ce nouveau sondage, réalisé pour LCI et Sud Radio, il atteint 6 % — un bond de 2,5 points en quinze jours. Cette trajectoire ascendante contraste fortement avec celle de Retailleau, qui stagne à 5 %. Le scénario testé suppose une présidentielle où plusieurs candidats de droite se présentent simultanément : Édouard Philippe, Gabriel Attal, François Ruffin, Dominique de Villepin et Bruno Retailleau lui-même.

Le résultat pose une question politique immédiate. Lisnard, ancien membre des Républicains, a lancé son propre mouvement, Nouvelle Énergie, en cherchant à incarner une alternative à la droite traditionnelle. Ses partisans parlent d'une « percée » dans l'opinion, d'un moment où « quelque chose se passe enfin ». Le sondage semble leur donner raison, du moins provisoirement. Mais Retailleau, qui dirige toujours le principal parti de droite, se retrouve en position délicate : non seulement il est devancé par un rival issu de ses propres rangs, mais il plafonne à peine au-dessus de la marge d'erreur.

Cette dynamique s'inscrit dans un contexte plus large. À gauche, Raphaël Glucksmann bénéficie d'une dynamique positive après sa victoire à la primaire de son camp. La fragmentation de la droite, déjà visible, pourrait s'aggraver si plusieurs candidats se maintiennent jusqu'au scrutin. Lisnard, avec ses 6 %, n'est pas encore un poids lourd électoral, mais sa trajectoire suggère que le vote de droite ne se concentrera pas automatiquement autour de Retailleau et des Républicains.

Le sondage Ifop-Fiducial, commandé par LCI et Sud Radio, mesure les intentions de vote dans un scénario spécifique — celui où tous ces candidats se présentent ensemble. La réalité électorale dépendra de qui se maintient réellement et de la manière dont les électeurs se repositionnent au fil de la campagne. Pour l'instant, le chiffre de 6 % pour Lisnard marque un tournant symbolique : le candidat de Nouvelle Énergie n'est plus un marginal, mais un acteur à part entière du jeu de droite.

Et s'il se passait enfin quelque chose
— Partisans de David Lisnard
Envie de l'histoire complète ? Lire l'original sur Le Figaro ↗
Nous contacter FAQ