Osvalde Lewat : la littérature comme quête de liberté face aux interdits

Un corps qui refuse de se soumettre, qui se rebelle
Le titre du nouveau roman de Lewat capture sa vision d'une liberté incarnée dans la résistance physique.
Mark

Pourquoi Lewat a-t-elle choisi de faire de son personnage un couturier ? C'est un détail qui semble important.

Mimi

Parce que le couturier travaille avec le corps. Il le mesure, il le comprend, il le transforme. C'est un métier qui dit quelque chose sur la relation entre le créateur et la matière, entre l'intention et la réalité.

Luke

Mais le texte source ne nous dit pas explicitement pourquoi elle a fait ce choix. On peut le déduire, mais on ne sait pas si c'est ce qu'elle a dit.

Mark

Et cette douleur persistante — est-ce une maladie spécifique ou quelque chose de plus métaphorique ?

Mimi

Le source dit que c'est une douleur persistante qui ébranle ses certitudes. C'est assez vague, ce qui permet à Lewat de l'utiliser comme un symbole — le moment où le corps nous échappe.

Luke

Exactement. On ne sait pas si c'est une maladie diagnostiquée ou une douleur chronique sans nom. Le source ne précise pas, donc on ne peut pas le préciser non plus.

Mark

Pourquoi trois continents ? Pourquoi pas rester à Paris ?

Mimi

Parce que Deffo est africain. Paris n'est pas son seul monde. En traversant l'Europe, l'Afrique et la Chine, il cherche peut-être à comprendre où il appartient vraiment, ou si l'appartenance est même possible.

Luke

Mais encore une fois, c'est une interprétation. Le source dit que le parcours traverse ces trois continents et qu'il interroge la masculinité et les rapports de pouvoir. Mais il ne dit pas explicitement pourquoi ces trois lieux.

Mark

Son premier roman a eu du succès. Est-ce que cela a changé quelque chose pour elle ?

Mimi

« Les Aquatiques » a remporté plusieurs prix et a établi Lewat comme une voix singulière. Cela signifie qu'elle avait déjà une audience quand elle a écrit « Un corps indocile ».

Luke

Mais on ne sait pas comment ce succès a influencé son travail. On sait juste qu'il y a eu des prix. Les détails de ce succès — combien de lecteurs, quels prix exactement — ne sont pas dans le source.

  • Une douleur silencieuse mais persistante suffit à faire vaciller toute une identité — c'est le point de départ vertigineux du nouveau roman de Lewat.
  • Deffo, couturier africain installé à Paris, voit ses certitudes s'effriter au fil d'un parcours qui traverse l'Europe, l'Afrique et la Chine, sans carte ni boussole intérieure.
  • La masculinité, la vulnérabilité et les rapports de pouvoir sont tissés ensemble dans le roman, refusant toute hiérarchie entre ces enjeux pourtant souvent traités séparément.
  • Lewat, écrivaine, documentariste et photographe, porte deux mondes en elle et en fait une méthode : voir de l'intérieur et de l'extérieur à la fois.
  • La littérature, pour elle, n'est pas ornement mais outil — une façon de poser collectivement la question la plus urgente : comment rester soi-même quand tout nous dit qui être ?

Dans les sociétés qui assignent des rôles et des identités, l'écrivaine franco-camerounaise Osvalde Lewat continue d'interroger ce qui résiste — le corps, le désir, la liberté. Avec « Un corps indocile », publié aux éditions Philippe Rey et Jimsaan, elle suit Deffo, couturier africain à Paris dont une douleur tenace vient fissurer les certitudes, l'entraînant à travers trois continents et autant de questions sur la masculinité et le pouvoir. Lewat, déjà remarquée pour « Les Aquatiques » en 2021, s'affirme comme une voix qui refuse de séparer le politique du personnel, le littéraire du vital.

Osvalde Lewat est revenue samedi dernier sur le plateau du Journal de l'Afrique sur France 24 pour parler de son nouveau roman, « Un corps indocile ». Face à Fatimata Wane, cette écrivaine franco-camerounaise — également documentariste et photographe — a exposé la question qui traverse toute son œuvre : comment rester libre quand la société, les conventions et le corps lui-même semblent décider à notre place ?

Son premier roman, « Les Aquatiques » (2021), avait déjà imposé sa voix en explorant l'amitié, l'homosexualité et l'émancipation féminine avec une franchise qui ne contourne pas les sujets difficiles. Récompensé par plusieurs prix, il avait établi Lewat comme une présence singulière dans le paysage littéraire contemporain.

« Un corps indocile », publié aux éditions Philippe Rey et Jimsaan, raconte l'histoire de Deffo, couturier africain vivant à Paris. Une douleur persistante — rien de spectaculaire, mais d'autant plus insidieuse — vient ébranler ses certitudes et le forcer à se repenser. Son parcours traverse trois continents, et à travers ces déplacements, Lewat interroge la masculinité, la vulnérabilité, le travail manuel et les rapports de pouvoir, sans jamais les dissocier.

Ce qui distingue Lewat, c'est précisément ce refus de cloisonner. Elle tisse ses thèmes comme Deffo tisse ses tissus — ensemble, avec intention. Portant en elle deux cultures et deux regards sur le monde, elle pose des questions qui débordent la littérature pour devenir politiques, personnelles, urgentes : comment rester soi-même quand tout autour de nous nous dit qui nous devons être ?

Osvalde Lewat s'est posé une question simple mais vertigineuse : comment rester libre quand la société, les conventions et notre propre corps semblent décider pour nous ? C'est cette interrogation qui traverse son œuvre et qui l'a menée, samedi dernier, sur le plateau du Focus du Journal de l'Afrique sur France 24, face à Fatimata Wane.

Lewat est écrivaine, documentariste et photographe. Elle est franco-camerounaise, ce qui signifie qu'elle porte en elle deux mondes, deux langues, deux façons de voir. Son premier roman, « Les Aquatiques », publié en 2021, lui a déjà valu plusieurs prix. Ce livre explorait l'amitié, les interdits sociaux, l'homosexualité et l'émancipation féminine — des thèmes qui ne laissent personne indifférent. Il a établi Lewat comme une voix singulière dans le paysage littéraire contemporain, quelqu'un qui ne contourne pas les questions difficiles mais les affronte de front.

Aujourd'hui, elle revient avec un nouveau roman intitulé « Un corps indocile », publié aux éditions Philippe Rey et Jimsaan. Le titre seul dit beaucoup : un corps qui refuse de se soumettre, qui se rebelle. Le roman raconte l'histoire de Deffo, un couturier africain qui vit à Paris. Deffo a construit une vie, une identité, un rapport au monde. Puis une douleur persistante arrive. Ce n'est pas un événement dramatique au sens classique — c'est plus insidieux. Cette douleur vient ébranler ses certitudes, le forcer à se repenser.

Le parcours de Deffo traverse trois continents : l'Europe, l'Afrique et la Chine. Ce n'est pas un simple voyage touristique. À travers ces déplacements, Lewat interroge la masculinité — comment on devient un homme, comment on le reste, ce que cela coûte. Elle interroge aussi la vulnérabilité, ce moment où le corps nous trahit et où nous devons admettre que nous ne contrôlons pas tout. Le travail apparaît aussi dans le roman, non pas comme une abstraction mais comme quelque chose de concret : Deffo est couturier, il crée avec ses mains, il transforme le tissu en vêtement. Et puis il y a les rapports de pouvoir — qui décide, qui obéit, qui a le droit de dire non.

Ce qui rend l'œuvre de Lewat particulière, c'est qu'elle ne sépare pas ces questions. Elle ne dit pas : voici un roman sur la masculinité, et voici un autre sur le travail. Elle les tisse ensemble, comme un couturier tisse les fils. La littérature, pour elle, n'est pas une décoration. C'est un outil pour interroger nos sociétés, pour comprendre comment nous vivons, comment nous sommes limités et comment nous pourrions être libres.

Cet entretien avec Fatimata Wane offre l'occasion de rencontrer une artiste qui refuse les catégories faciles. Lewat est écrivaine, mais aussi documentariste et photographe — elle voit le monde de plusieurs façons et elle le raconte de plusieurs façons. Elle vient du Cameroun mais elle vit en France, ce qui signifie qu'elle connaît l'intérieur et l'extérieur de deux mondes. Et elle pose des questions qui ne sont pas seulement littéraires : elles sont politiques, elles sont personnelles, elles sont urgentes. Comment rester soi-même quand tout autour de nous nous dit qui nous devons être ? C'est la question que posent ses livres, et c'est la question que nous posons tous, chaque jour, sans toujours le savoir.

Comment rester libre lorsque la société, les conventions ou notre propre corps semblent décider à notre place ?
— Question centrale de l'œuvre d'Osvalde Lewat
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