Il arrive parfois qu'une voix disparaisse sans fracas, par simple épuisement de ses moyens. Novaïa Gazeta, l'un des derniers grands quotidiens indépendants de Russie, a cessé de paraître après que ses ressources lui ont été retirées, et ses propres journalistes désignent le FSB comme l'acteur de cet étranglement. Dans un pays où la presse critique s'amenuise, ce silence s'ajoute à une longue suite de fermetures, et le comité Nobel, qui a couronné l'un des siens, a appelé Moscou à mettre fin à la répression.
Novaïa Gazeta cesse de paraître, asphyxiée par la répression du Kremlin
On nous a privés de toutes nos ressources
Pourquoi cette fermeture compte-t-elle autant ?
Novaïa Gazeta était l'un des derniers grands titres indépendants de Russie. Quand il se tait, c'est une voix critique de moins.
Précisons : « l'un des derniers » est la formulation du reportage, pas un décompte vérifié.
Que dit la rédaction de ce qui s'est passé ?
Qu'on lui a retiré toutes ses ressources, et que le FSB s'occupe de la rédaction.
Ce sont des déclarations de la rédaction. Les extraits ne montrent pas de preuve détaillée du rôle du FSB.
Et le lien avec le Nobel ?
Dmitri Mouratov, prix Nobel, dirige le journal. Il parle d'une « campagne militaire » du Kremlin contre la presse.
C'est son analyse, pas un fait établi par une enquête indépendante. Et on ignore encore la date précise, le sort des journalistes et des archives.
Que demande le comité Nobel ?
Que la Russie mette fin à la répression. Un appel, sans mécanisme contraignant.
Le Pouls
- Un des derniers grands titres indépendants russes met la clé sous la porte, privé de toutes ses ressources.
- La rédaction accuse directement le FSB d'avoir pesé sur le sort du journal, sans que les mécanismes précis soient connus.
- Dmitri Mouratov, prix Nobel de la paix et ancien rédacteur en chef, voit dans cette fermeture une pièce de la campagne du Kremlin contre la presse critique.
- Le comité Nobel exige la fin de la répression, mais aucune issue concrète n'est encore visible pour le pluralisme de l'information en Russie.
Il arrive parfois qu'une voix disparaisse sans fracas, par simple épuisement de ses moyens. Novaïa Gazeta, l'un des derniers grands quotidiens indépendants de Russie, a cessé de paraître après que ses ressources lui ont été retirées, et ses propres journalistes désignent le FSB comme l'acteur de cet étranglement. Dans un pays où la presse critique s'amenuise, ce silence s'ajoute à une longue suite de fermetures, et le comité Nobel, qui a couronné l'un des siens, a appelé Moscou à mettre fin à la répression.
Novaïa Gazeta a cessé de paraître. Selon l'annonce relayée par plusieurs médias français, la rédaction ne parle pas d'un choix éditorial mais d'un étranglement : on lui a retiré toutes ses ressources. Le journal, l'un des derniers grands quotidiens indépendants de Russie, se retrouve sans moyens pour continuer.
Le Figaro rapporte une phrase de la rédaction qui résume le climat : « C'est le FSB qui s'occupe de notre rédaction ». Les journalistes eux-mêmes désignent ainsi le service de sécurité russe comme l'acteur qui a pesé sur leur avenir. Les mécanismes précis de cette pression restent flous.
La réaction internationale n'a pas tardé. Le comité Nobel a appelé la Russie à mettre fin à la répression. Le lien est direct : l'ancien rédacteur en chef, Dmitri Mouratov, a reçu le prix Nobel de la paix. Pour lui, la disparition du titre fait partie de la « campagne militaire » du Kremlin contre la presse critique.
Il demeure des inconnues : la date exacte de la coupure des ressources, les moyens employés, le sort des journalistes et des archives. Pour les lecteurs russes, la perte de ce titre réduit encore l'espace de l'information indépendante. Reste à voir si d'autres médias suivront ce chemin.
Le journal russe Novaïa Gazeta a cessé de paraître. L'annonce, relayée par plusieurs titres français, tient en quelques mots de la rédaction elle-même : on lui a retiré toutes ses ressources. Un des derniers grands quotidiens indépendants de Russie met ainsi la clé sous la porte, faute de moyens pour continuer.
Le Figaro rapporte une phrase de la rédaction qui résume le climat dans lequel s'est faite cette fermeture : « C'est le FSB qui s'occupe de notre rédaction ». Le service de sécurité russe est donc désigné, par les journalistes eux-mêmes, comme l'acteur qui a pesé sur le sort du journal. Les éléments disponibles ne détaillent pas les mécanismes précis de cette pression.
Courrier international cite pour sa part la formule de la rédaction : « On nous a privés de toutes nos ressources ». Le journal ne parle pas d'un choix éditorial ni d'un renoncement volontaire, mais d'un étranglement progressif, dans un contexte de répression de la presse critique en Russie.
La réaction du monde de la liberté de la presse a été rapide. Le comité Nobel a appelé la Russie à mettre fin à la répression, selon Le Monde. Le lien avec le Nobel n'est pas fortuit : le rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, Dmitri Mouratov, a reçu le prix Nobel de la paix.
Mouratov lui-même analyse la fermeture comme un élément de la « campagne militaire » du Kremlin, d'après France 24. Cette qualification est la sienne : elle inscrit la disparition du titre dans une politique plus large visant la presse critique, et non dans un simple échec économique.
Les extraits disponibles ne permettent pas de dire à quelle date exacte les ressources ont été coupées, ni par quels moyens, ni ce qu'il advient des journalistes et des archives du titre. Ces points restent à établir. Ce qui est rapporté est la cessation d'activité, l'accusation visant le FSB, et la demande du comité Nobel.
Pour les lecteurs russes, la disparition de Novaïa Gazeta réduit encore le pluralisme de l'information. Reste à observer si d'autres médias indépendants subiront le même sort, et si les appels internationaux auront le moindre effet à Moscou.
Citations marquantes
C'est le FSB qui s'occupe de notre rédaction— Rédaction de Novaïa Gazeta, citée par Le Figaro
La fermeture fait partie de la « campagne militaire » du Kremlin— Dmitri Mouratov, prix Nobel, cité par France 24