Manifestations : les forces de l’ordre peuvent-elles tenir le rythme ?

Un millier de membres des forces de l'ordre blessés depuis trois semaines de manifestations.
« Tenir ? Il n'y a pas le choix », confie un préfet de département
Un préfet résume l'état d'esprit face à la poursuite des manifestations et à la fatigue des effectifs.
Mark

Pourquoi cette question de l'endurance se pose-t-elle maintenant ?

Mimi

Parce que les chiffres s'accumulent : 70 000 hommes mobilisés le week-end dernier, un millier de blessés en trois semaines, et un calendrier qui ne laisse aucun répit.

Mark

Et le calendrier, concrètement ?

Mimi

Le 31 octobre, l'« acte III » des nouveaux « gilets jaunes », le 2 novembre la reprise des blocus lycéens, le 5 novembre les grèves intersyndicales. Et d'autres dates sont annoncées.

Luke

Je voudrais poser une limite : le millier de blessés est-il un chiffre officiel ? Et inclut-il blessures légères et graves ? Le texte ne le précise pas.

Mimi

Exact, la nature des blessures n'est pas détaillée, ni la répartition entre policiers et gendarmes.

Mark

Les préfets se disent pourtant rassurés.

Mimi

L'un d'eux dit que la logistique suit « pour l'instant ». Il parle de devoir, pas de marge disponible.

Luke

Et c'est un témoignage de responsables administratifs, pas un audit. On n'a aucun chiffre sur les stocks, les repos ou le moral des agents.

Mark

Qu'est-ce qui reste inconnu ?

Luke

Si la relève tient vraiment, et combien de temps. Le 5 novembre apportera une première réponse, mais pas définitive.

  • Environ 70 000 policiers et gendarmes mobilisés le week-end dernier, et un millier de blessés en seulement trois semaines.
  • Lycéens, gilets jaunes et syndicats avancent ensemble, avec blocus et grèves intersyndicales qui se succèdent sans répit.
  • Les préfets affichent leur détermination : tenir n'est pas une option, et la chaîne logistique suit encore.
  • Le prochain test se joue avec la grève du 5 novembre, qui mesurera la capacité à assurer la relève et l'approvisionnement des unités.

Dans un pays qui entre dans sa quatrième semaine de mobilisation, les forces de l'ordre se retrouvent face à une épreuve dont nul ne connaît encore la durée. Lycéens bloquant leurs établissements et fronde sociale contre la vie chère avancent de concert, et chaque nouvelle échéance réclame des hommes déjà éprouvés. Les responsables de terrain affirment tenir, mais leur assurance porte une réserve : ce qui fonctionne aujourd'hui ne vaut que pour l'instant.

Les forces de l'ordre vont devoir tenir. C'est la phrase qui revient, dans les préfectures comme dans les états-majors, alors que le pays entre dans sa quatrième semaine de manifestations. Le week-end dernier, environ 70 000 hommes ont été mobilisés, et depuis trois semaines, un millier d'entre eux ont été blessés.

Le mouvement se nourrit de deux sources : des lycéens qui bloquent leurs établissements et une fronde sociale contre la vie chère qui ne faiblit pas. Le calendrier est serré, entre le retour des blocus le 2 novembre, l'« acte III » des gilets jaunes et les grandes grèves intersyndicales du 5 novembre.

Ce rythme pose une question simple et lourde : comment organiser la relève, assurer l'approvisionnement et maintenir le moral des troupes quand les blessés s'accumulent ? Un préfet répond sans détour que tenir « n'a pas le choix ». Pour l'instant, la logistique suit, mais le mot « pour l'instant » trahit la fragilité du dispositif si la mobilisation se prolonge.

Les forces de l'ordre vont devoir tenir. C'est la phrase qui revient, dans les préfectures comme dans les états-majors, alors que le pays entre dans sa quatrième semaine de manifestations. Le week-end dernier, environ 70 000 hommes ont été mobilisés. Depuis trois semaines, un millier d'entre eux ont été blessés.

Le mouvement est double. D'un côté, des lycéens bloquent leurs établissements. De l'autre, une fronde sociale contre la vie chère ne faiblit pas. Les deux se nourrissent, et rien n'indique pour l'instant un essoufflement.

Le calendrier des prochains jours est chargé. Lundi 2 novembre, à la fin des vacances, les blocus doivent reprendre. Samedi 31 octobre, entre-temps, marquera l'« acte III » des nouveaux « gilets jaunes », qui entendent dénoncer ce qu'ils appellent la « dérive autoritaire » du gouvernement. Le 5 novembre, de grandes grèves intersyndicales sont prévues. Et l'on sait déjà que d'autres dates suivront.

C'est ce rythme qui soulève la question de la durée. Comment organiser la relève des effectifs ? Comment assurer l'approvisionnement des unités ? Comment, surtout, maintenir le moral des troupes quand les mobilisations s'enchaînent et que les blessés s'accumulent ?

Un préfet de département, interrogé, ne cherche pas à esquiver : tenir, dit-il, « il n'y a pas le choix ». Les agents, assure-t-il, feront leur devoir comme l'administration fera le sien, même si des difficultés existent. Sur le plan matériel, il estime que pour l'instant la chaîne logistique suit. Un de ses collègues, également préfet, abonde dans le même sens, à propos des « gilets jaunes ».

Le constat est donc nuancé. Les responsables de terrain affirment que le dispositif fonctionne, mais ils parlent d'un « pour l'instant » qui laisse entrevoir la fragilité du dispositif si le mouvement se prolonge.

Les prochaines échéances, en particulier la grève du 5 novembre, serviront de test. Elles diront si la relève des effectifs et l'approvisionnement des unités peuvent encore absorber le rythme imposé par la rue.

Tenir ? Il n'y a pas le choix. Pour l'instant, la chaîne logistique suit.
— Un préfet de département, cité par Le Figaro
Möchten Sie die ganze Geschichte? Das Original lesen bei Le Figaro ↗
Kontakt FAQ