Une romancière dont le père a fui la dictature franquiste découvre que le lien qui la rattache à l'Espagne, ouvert par la loi de mémoire historique, est désormais contesté. Dans le grand récit des exils et des retours, son cas rappelle que la nationalité accordée aux descendants n'est jamais un acquis figé, mais un équilibre qui dépend des majorités politiques du moment. La question posée dépasse sa personne : elle touche à ce que signifie, pour une nation, reconnaître la mémoire de ceux qu'elle a contraints à partir.
Léonor de Récondo : la loi de « mémoire historique » espagnole menacée de restriction du droit de vote de ses bénéficiaires
L'Espagne ne peut pas me priver du droit de voter
Qu'est-ce qui est en jeu pour Léonor de Récondo ?
Elle est la fille d'un exilé dont la famille a fui la dictature. Elle a obtenu la nationalité espagnole grâce à la loi de mémoire historique, et on voudrait maintenant la priver du droit de vote.
Pourquoi commencer par le vote ?
Parce que c'est la manière la plus directe de limiter la loi : la nationalité demeure, mais son poids politique disparaît.
Attention : le texte dont on dispose ne dit pas qui précisément porte la mesure, ni sous quelle forme juridique.
C'est vrai. On sait que la droite tente de limiter la loi, rien de plus sur le dispositif.
Et sur l'ampleur ?
Aucun chiffre n'est donné sur le nombre de bénéficiaires concernés. Impossible de mesurer l'effet réel.
Ce que l'on a, c'est une position claire de la romancière, qui conteste cette privation.
Une position, oui, pas un fait accompli : rien n'indique que la restriction soit adoptée.
Donc à surveiller ?
Exactement : la suite parlementaire du projet.
Der Puls
- La droite espagnole veut restreindre la loi de mémoire historique, adoptée à l'initiative de la gauche, et le premier levier visé serait le droit de vote des personnes naturalisées par ce biais.
- Léonor de Récondo, romancière et fille d'un exilé franquiste, monte au front et dénonce une tentative qui toucherait directement sa propre citoyenneté.
- Le texte disponible reste bref : calendrier, dispositif juridique précis et nombre de personnes concernées demeurent inconnus, laissant le débat en suspens.
- La question de savoir si la proposition sera formellement déposée et franchira le cap parlementaire reste entière, et conditionnera la suite de la bataille.
Une romancière dont le père a fui la dictature franquiste découvre que le lien qui la rattache à l'Espagne, ouvert par la loi de mémoire historique, est désormais contesté. Dans le grand récit des exils et des retours, son cas rappelle que la nationalité accordée aux descendants n'est jamais un acquis figé, mais un équilibre qui dépend des majorités politiques du moment. La question posée dépasse sa personne : elle touche à ce que signifie, pour une nation, reconnaître la mémoire de ceux qu'elle a contraints à partir.
Léonor de Récondo est romancière, et son père a quitté l'Espagne avec sa famille pour fuir la dictature. Grâce à la loi de « mémoire historique », portée par la gauche espagnole, elle a pu obtenir la nationalité de ce pays qu'il avait dû quitter.
Aujourd'hui, ce droit se retrouve au cœur d'un affrontement politique. La droite espagnole cherche à limiter la portée de cette loi, et selon Libération, la première étape consisterait à retirer le droit de vote aux personnes devenues espagnoles par ce biais. La nationalité subsisterait, mais l'un de ses attributs les plus concrets disparaîtrait.
La romancière dénonce cette tentative. Pour elle, qui se tient en descendante directe d'exilé, la loi a précisément été conçue pour reconnaître ce lien et offrir une place à ceux que la dictature a dispersés.
Le texte disponible ne précise ni le calendrier, ni le dispositif juridique visé, ni le nombre de personnes concernées. Reste à savoir sous quelle forme la proposition sera présentée et si elle ira jusqu'au vote au Parlement.
Léonor de Récondo est romancière. Son père est un exilé dont la famille avait fui la dictature en Espagne. Grâce à la loi dite de « mémoire historique », portée par la gauche espagnole, elle a obtenu la nationalité espagnole. C'est ce droit, et ce qu'il permet, qui se trouve aujourd'hui au centre d'une bataille politique.
La droite espagnole cherche en effet à limiter la portée de cette loi. Selon l'article de Libération, la première étape de cette offensive consisterait à priver de leur droit de vote les personnes devenues espagnoles par ce biais. La nationalité resterait, en somme, mais l'une de ses prérogatives les plus concrètes serait retirée.
La romancière s'est exprimée sur le sujet. Elle dénonce cette tentative et affirme, dans le titre même de l'entretien, que l'Espagne ne peut pas la priver du droit de voter. Sa position est celle d'une descendante directe d'exilé : sa famille a quitté le pays pour échapper à la dictature, et la loi de mémoire historique a précisément été conçue pour reconnaître ce lien en offrant la nationalité à des gens comme elle.
Le texte dont nous disposons est bref et ne détaille ni le calendrier de la mesure, ni le texte juridique visé, ni le nombre de personnes concernées. On sait en revanche l'essentiel de l'enjeu : une loi impulsée par la gauche, une droite qui veut la restreindre, et un premier levier choisi, le vote des bénéficiaires.
Derrière le cas de Léonor de Récondo, la question posée est double. Elle touche à la reconnaissance des descendants d'exilés du franquisme, d'une part, et à la portée politique de leur vote, d'autre part. Reste à voir sous quelle forme la proposition sera formellement présentée et si elle franchira le cap parlementaire.
Bemerkenswerte Zitate
L'Espagne ne peut pas me priver du droit de voter.— Léonor de Récondo, romancière