Il arrive parfois qu'une histoire ancienne revienne sous une autre voix, et que la question soit moins de savoir si elle est fidèle que ce qu'elle devient entre les mains d'un autre. C'est ce que pose la critique de Libération à propos de « L'Arabe », le long métrage de Malek Bensmaïl, qui reprend librement « Meursault, contre-enquête » de Kamel Daoud, ce roman qui relit « L'Étranger » depuis la famille de l'homme tué sur la plage. Pour le journal, l'ambition du film, trop large, finit par diluer le propos qui en faisait la force.
«L’Arabe» de Malek Bensmaïl se brise en Meursault
Le film brasse trop large et y perd la force de son propos
Qu'est-ce que Libération reproche exactement au film de Malek Bensmaïl ?
De vouloir embrasser trop de sujets. Selon le journal, cette ampleur dilue le propos central au lieu de le nourrir.
Et le point de départ, c'est quoi ?
« Meursault, contre-enquête » de Kamel Daoud, que le cinéaste adapte librement.
Je mets une limite : nous n'avons que l'accroche de la critique. Quels thèmes, quelles scènes, on ne le sait pas.
Donc le reproche de dispersion n'est pas détaillé ?
Exactement. C'est l'avis du journal, pas un fait mesurable sur le film.
Cela dit, parler d'adaptation libre signale déjà un écart assumé avec le roman.
Un écart, oui, mais on ignore son ampleur.
Que peut faire le lecteur ?
Voir le film, lire Daoud, et comparer lui-même.
The Pulse
- Une adaptation libre de « Meursault, contre-enquête » divise déjà la critique.
- Le film embrasse trop de thèmes à la fois, et son propos central s'en trouve dispersé.
- Le verdict de Libération tranche : le sujet initial se noie dans l'élargissement.
- Le film reste à juger par le public, tandis que la critique renvoie au roman de Daoud pour mesurer l'écart.
Il arrive parfois qu'une histoire ancienne revienne sous une autre voix, et que la question soit moins de savoir si elle est fidèle que ce qu'elle devient entre les mains d'un autre. C'est ce que pose la critique de Libération à propos de « L'Arabe », le long métrage de Malek Bensmaïl, qui reprend librement « Meursault, contre-enquête » de Kamel Daoud, ce roman qui relit « L'Étranger » depuis la famille de l'homme tué sur la plage. Pour le journal, l'ambition du film, trop large, finit par diluer le propos qui en faisait la force.
La critique de Libération donne son verdict dès le titre : « L'Arabe », le nouveau film de Malek Bensmaïl, se brise en Meursault. Le long métrage adapte librement « Meursault, contre-enquête », le roman de Kamel Daoud qui raconte « L'Étranger » du point de vue de la famille de l'homme tué sur la plage.
Nous ne disposons ici que de l'accroche de la critique et de ses métadonnées, sans détails sur la distribution, l'intrigue ni les scènes. Ce qui est établi tient en peu de mots : Bensmaïl n'a pas filmé le roman page à page, mais en propose une lecture personnelle, qui s'autorise des écarts avec le texte d'origine.
Selon Libération, ce choix a un coût. Le film brasse trop large, aborde trop de thèmes à la fois, et cette ampleur affaiblit son propos central. Il s'agit d'un jugement de critique, qui reflète le point de vue du quotidien et non un constat objectif.
Reste au public à voir le film et à se faire sa propre opinion. La critique invite aussi à relire Daoud pour mesurer soi-même l'écart entre le roman et son adaptation.
Le titre de la critique de Libération annonce déjà son verdict : « L'Arabe », le nouveau long métrage de Malek Bensmaïl, se brise en Meursault. Le film est une libre adaptation de « Meursault, contre-enquête », le roman de Kamel Daoud, qui reprend l'histoire de « L'Étranger » du point de vue de la famille de l'homme tué sur la plage.
La source dont nous disposons est mince : elle se limite à l'accroche de la critique et à ses métadonnées. Elle ne détaille ni la distribution, ni l'intrigue, ni les scènes du film. Il serait donc faux d'en dire davantage. Ce qu'elle établit tient en peu de mots, mais l'essentiel s'y trouve.
Premier fait : Malek Bensmaïl n'a pas filmé le roman de Daoud page à page. Il en propose une adaptation libre, c'est-à-dire une lecture personnelle, qui s'autorise des écarts avec le texte d'origine. Le point de départ reste la « contre-enquête » imaginée par Kamel Daoud.
Second fait : selon Libération, ce choix a un coût. Le film, écrit le journal, brasse trop large. Il aborde trop de thèmes à la fois, et cette ampleur finit par affaiblir la force de son propos central. Le reproche n'est pas celui d'un manque d'ambition, mais d'une dispersion : le sujet initial se dilue à mesure que le film s'élargit.
Il s'agit d'une critique, donc d'un jugement. Elle reflète le point de vue du quotidien et non un constat objectif sur la qualité du film. D'autres spectateurs ou d'autres critiques pourraient en juger autrement.
Pour le lecteur, la suite est simple : le film reste à voir et à juger par le public. La critique invite aussi à lire l'œuvre de Daoud, afin de mesurer par soi-même l'écart entre le roman et son adaptation.
Notable Quotes
Le film brasse trop large et perd la force de son propos (paraphrase de la critique).— Libération