La Russie attaque Kiev pendant la visite du chancelier allemand Merz

Les attaques russes contre les infrastructures civiles causent des perturbations majeures à la population de Kiev et menacent les conditions de vie hivernales de millions d'Ukrainiens.
Si la Russie n'est pas arrêtée, sa machine de guerre se retournera contre nous
Merz avertit l'Europe que l'enjeu de la défense de l'Ukraine dépasse les frontières ukrainiennes.
Mark

Pourquoi cette visite de Merz maintenant, précisément ? Qu'est-ce qui la rend importante ?

Mimi

Merz arrive affaibli politiquement chez lui, mais il vient quand même à Kiev avec plus d'un milliard d'euros. C'est un signal : l'Allemagne ne se détourne pas, même si une partie croissante de son électorat le souhaite.

Luke

Mais il faut noter que l'AfD est en tête des sondages. La visite est peut-être un signal, mais le signal que reçoit l'Allemagne à la maison est différent.

Mark

Les ponts — pourquoi les ponts ? C'est une stratégie militaire ou simplement du harcèlement ?

Mimi

Les ponts sont des infrastructures civiles essentielles. Les frapper paralyse la circulation, l'économie, la vie quotidienne. C'est une façon de faire souffrir la population sans combattre l'armée.

Luke

On sait que deux des huit ponts ont été touchés. Mais on ne sait pas si c'est une stratégie coordonnée pour détruire les ponts ou si c'est une cible d'opportunité. La source dit que c'est le quatrième jour d'affilée, mais elle ne précise pas si c'est le même pont ou des ponts différents.

Mark

Et l'hiver ? Pourquoi tout le monde en parle ?

Mimi

Parce que l'année dernière, les frappes contre les centrales électriques ont laissé des millions de personnes sans électricité ni chauffage pendant des périodes prolongées. Cette année, la Russie a dit qu'elle intensifierait ces attaques.

Luke

C'est vrai, mais il faut aussi noter que l'Ukraine a ses propres capacités de frappe maintenant. Elle vise les raffineries russes. C'est une escalade mutuelle, pas une attaque unilatérale.

Mark

Qu'est-ce que Merz a vraiment promis ?

Mimi

Un programme complet d'aide d'une valeur de plus de 1,3 milliard d'euros, comprenant des armements et un soutien au secteur énergétique.

Luke

C'est ce que dit Zelensky. Mais la source ne donne pas de détails sur ce que contient ce programme. Armements de quel type ? Quel type de soutien énergétique ? On ne sait pas.

Mark

Et les pourparlers trilatéraux américains ?

Mimi

Zelensky dit que les États-Unis proposent d'organiser une réunion au niveau technique avec la Russie et l'Ukraine d'ici la fin octobre. C'est peut-être un premier pas vers des négociations.

Luke

Mais on ne sait pas si la Russie a accepté. On ne sait pas non plus ce que signifie une réunion au niveau technique. Et l'Inde dit aussi qu'elle veut jouer un rôle de médiateur. Combien de médiateurs y a-t-il maintenant ?

  • Pour le quatrième jour consécutif, des drones de croisière russes ont frappé les ponts de Kiev, ciblant délibérément les artères vitales d'une capitale civile déjà à bout de souffle.
  • Deux des huit ponts du Dniepr ont été touchés, provoquant des embouteillages massifs et aggravant une paralysie quotidienne qui use autant les nerfs que l'économie.
  • La Russie avait prévenu la veille de représailles massives et conseillé aux diplomates de fuir — Merz est venu quand même, debout devant les ruines de l'Académie des sciences.
  • Zelensky alerte sur l'hiver imminent : après les coupures prolongées de 2025, Moscou a annoncé une intensification des frappes sur les centrales électriques ukrainiennes.
  • Des pourparlers trilatéraux américano-russo-ukrainiens sont annoncés pour fin octobre, tandis que l'Inde se positionne comme médiateur — mais Kiev brûle encore pendant que la diplomatie s'organise.

Alors que le chancelier allemand Friedrich Merz se tenait dimanche aux côtés de Volodymyr Zelensky dans une Kiev meurtrie, la Russie poursuivait pour le quatrième jour consécutif ses frappes de drones contre les ponts du Dniepr — comme pour rappeler que la guerre ne s'interrompt pas pour les visites diplomatiques. Merz est venu avec 1,3 milliard d'euros et un avertissement : ce qui se détruit aujourd'hui en Ukraine menace demain l'ensemble de l'Europe. Dans le fracas des explosions lointaines, deux réalités se sont superposées — la solidarité affirmée des démocraties et la mécanique implacable d'une guerre qui s'installe dans la durée, à l'approche d'un hiver redouté.

Friedrich Merz est arrivé dimanche matin à Kiev avec un engagement financier et militaire de 1,3 milliard d'euros, au moment même où les sirènes antiaériennes retentissaient sur la capitale. Aux côtés de Zelensky, sur le site de l'Académie des sciences récemment ravagée, il a entendu des explosions au loin : c'était le quatrième jour consécutif de frappes russes contre les ponts du Dniepr.

Deux des huit ponts avaient déjà été touchés par des drones de croisière difficiles à intercepter. Le maire Klitschko avait annoncé le matin même une nouvelle frappe sur le pont du Nord, aggravant les embouteillages dans une ville déjà éprouvée. Ces attaques répétées ne visaient pas des cibles militaires : elles cherchaient à paralyser la vie civile et à épuiser une population à bout.

Devant les ruines, Merz a parlé sans détour. Il a qualifié ces frappes de barbares et lancé un avertissement à l'Europe entière : si la Russie n'est pas stoppée, sa machine de guerre finira par se retourner contre l'Occident. Zelensky, lui, a décrit des nuits et des jours épouvantables, et rappelé l'urgence de l'hiver — une saison que l'Ukraine redoute depuis que les frappes de 2025 ont plongé des millions de personnes dans le noir et le froid.

La visite portait aussi le poids de la politique allemande : Merz arrivait affaibli par des défaites électorales face à l'AfD, parti qui prône l'arrêt de l'aide à Kiev. En venant quand même, il affirmait une vision de l'Europe face aux forces qui voudraient s'en détourner.

En fin de journée, Zelensky a annoncé des pourparlers trilatéraux américano-russo-ukrainiens prévus fin octobre, et l'Inde a signalé son souhait de jouer un rôle de médiateur. Mais pendant que la diplomatie s'organise, les vagues de drones continuent, les infrastructures s'effritent, et l'hiver approche.

Friedrich Merz s'est présenté dimanche matin à Kiev avec un message d'engagement et un chèque. Le chancelier allemand venait offrir à l'Ukraine plus d'un milliard trois cents millions d'euros en aide financière et militaire, une visite destinée à affirmer le soutien de Berlin au moment où la capitale ukrainienne subissait un déluge de frappes aériennes. Mais avant même que Merz ne pose le pied dans les rues de la ville, les sirènes antiaériennes avaient déjà retenti. Pendant qu'il se tenait aux côtés du président Volodymyr Zelensky sur le site de l'Académie des sciences — un bâtiment récemment ravagé par une attaque russe — des explosions lointaines ont ponctué la visite. C'était le quatrième jour consécutif que la Russie frappait les ponts de Kiev.

Deux des huit ponts qui enjambent le Dniepr avaient été touchés au cours des jours précédents par des drones de croisière russes, des engins particulièrement difficiles à intercepter. Le maire Vitaly Klitschko avait annoncé le matin même que le pont du Nord venait d'être frappé, créant des embouteillages massifs dans une ville déjà étouffée par les perturbations quotidiennes. Ces attaques répétées contre les infrastructures de transport ne visaient pas des cibles militaires : elles visaient à paralyser la vie civile, à rendre la circulation impossible, à user l'économie et la patience d'une population déjà épuisée.

Merz a parlé devant les ruines. Il a dit que l'absurdité de cette guerre était visible ici, dans ces pierres cassées, dans cette machine de destruction qui ne cessait de tourner. Il a affirmé que ces attaques barbares contre les civils ukrainiens devaient cesser. Il a aussi lancé un avertissement à l'Europe : si la Russie n'était pas arrêtée maintenant, sa machine de guerre se retournerait tôt ou tard contre l'Occident. C'était le langage de la nécessité, pas de la charité.

Zelensky a décrit la situation en termes crus. Kiev vivait des nuits et des jours épouvantables, a-t-il dit. La capitale ne pouvait pas affronter seule cette terreur. Il a souligné l'urgence de l'hiver qui approchait — une saison que l'Ukraine redoutait depuis des mois. L'année précédente, en 2025, les frappes russes contre les centrales électriques avaient plongé des millions de personnes dans le noir et le froid pendant des périodes prolongées. Cette année, l'armée russe avait annoncé qu'elle intensifierait ses attaques contre les installations énergétiques et les infrastructures liées, en réponse aux promesses de Zelensky d'augmenter les frappes contre les raffineries russes.

La visite de Merz portait aussi le poids de la politique intérieure allemande. Le chancelier arrivait en Ukraine affaibli par des défaites électorales régionales cinglantes face au parti d'extrême droite AfD, qui prônait l'arrêt de l'aide à Kiev et une normalisation des relations avec Moscou. Ce même parti était en tête des sondages nationaux. Merz venait donc à Kiev non seulement pour soutenir l'Ukraine, mais aussi pour affirmer une vision de l'Europe face à une montée des forces politiques qui voulaient s'en détourner.

La Russie, de son côté, avait lancé un avertissement la veille : elle prévoyait des frappes de représailles massives contre des cibles militaires à Kiev et dans d'autres villes. Elle avait conseillé aux diplomates et aux étrangers de quitter la capitale. Mais Merz était venu quand même, et les attaques avaient continué.

Plus tard dans la journée, Zelensky a annoncé que les États-Unis préparaient des pourparlers trilatéraux avec des représentants russes et ukrainiens pour la fin octobre. L'Inde, par sa voix du ministre des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar, a aussi signalé qu'elle cherchait à jouer un rôle accru de médiateur. Mais pendant ce temps, Kiev restait sous le feu. Le maire Klitschko avait déclaré vendredi que Moscou était en train de saccager systématiquement la ville, s'en prenant à ses infrastructures et à sa logistique. L'Ukraine manquait de moyens antiaériens et faisait face à un déficit budgétaire massif que l'Europe peinait à combler. Les vagues quasi quotidiennes de drones continuaient. Et l'hiver approchait.

L'Ukraine a besoin de tout notre soutien dans les semaines à venir. Si la Russie n'est pas stoppée, sa machine de guerre se retournera tôt ou tard contre nous.
— Friedrich Merz, chancelier allemand
Kiev vit une situation terrible, des nuits et des journées épouvantables. Il est essentiel que l'Ukraine ne soit pas laissée seule face à cette terreur.
— Volodymyr Zelensky, président ukrainien
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