Guillaume Tabard : « Lycéens, le calcul cynique et dangereux de LFI »

Les enseignants et personnels scolaires subissent des intimidations ; les lycéens sont exposés à des violences urbaines lors des blocages.
Semer la colère pour récolter des électeurs
Tabard résume ce qu'il voit comme le calcul politique cynique de La France insoumise.
Mark

Pourquoi Tabard pense-t-il que ces mouvements lycéens ne sont pas spontanés ?

Mimi

Il s'appuie sur le diagnostic de Darmanin d'il y a deux ans : La France insoumise déploie une stratégie systématique de « bordélisation ». Tabard voit les mêmes méthodes à l'œuvre dans la rue qu'à l'Assemblée.

Luke

Mais comment sait-on que c'est LFI qui organise cela ? Tabard dit que Matignon « ne doute pas » de l'implication, mais il ne cite pas de preuves concrètes, juste que « plusieurs députés » seraient impliqués.

Mark

Qu'est-ce qui distingue ces blocages des mouvements lycéens habituels ?

Mimi

Tabard insiste sur la violence : feux de poubelle, affrontements avec la police, intimidation d'enseignants. Ce n'est pas juste un refus d'entrer en classe, c'est ce qu'il appelle des violences urbaines.

Luke

C'est vrai que les images montrent de la violence, mais Tabard ne quantifie rien. Combien d'incidents ? Dans combien de lycées ? Où exactement ? On ne sait pas si c'est généralisé ou localisé.

Mark

Quel est le reproche moral que Tabard adresse à LFI ?

Mimi

L'inversion des valeurs. Mélenchon et ses alliés poussent à la colère, qualifient la violence de légitime — Bagayoko l'a fait à Saint-Denis — et utilisent les lycéens comme des pions électoraux.

Luke

Tabard parle d'une « inversion des valeurs », mais il ne dit pas ce que LFI revendique réellement ou comment ils justifient leur soutien. On n'entend que la critique, pas la réponse.

Mark

Qui paie le prix de ce calcul politique ?

Mimi

Les enseignants subissent l'intimidation. Les lycéens sont exposés à des violences urbaines. Et selon Tabard, les jeunes eux-mêmes sont instrumentalisés, utilisés comme outils politiques.

Luke

C'est une affirmation importante, mais le texte ne donne pas la parole aux lycéens ou aux enseignants. On ne sait pas ce qu'ils en pensent, ce qu'ils vivent vraiment.

  • Des lycées français deviennent des zones de tension : poubelles en feu, enseignants intimidés, forces de l'ordre bousculées — bien au-delà du simple blocage de grille.
  • LFI est accusée de piloter ces débordements depuis les coulisses, avec des députés et collaborateurs parlementaires directement impliqués dans la mobilisation.
  • Le terme « bordélisation », forgé il y a deux ans par Darmanin pour décrire la méthode Mélenchon, ressurgit comme une prophétie accomplie selon les observateurs proches du gouvernement.
  • Matignon affirme que l'implication de LFI ne fait aucun doute et n'est pas une surprise — ce qui révèle autant sur la résignation de l'exécutif que sur la stratégie du mouvement.
  • Les lycéens, loin d'être les acteurs libres de leur propre colère, seraient selon Tabard les instruments d'un calcul politique froid visant à convertir la frustration en base électorale.

Dans la France de l'automne 2026, des blocages lycéens dégénèrent en violences urbaines — feux, affrontements, intimidations — et la question de la spontanéité se pose avec acuité. Le chroniqueur Guillaume Tabard, dans Le Figaro, avance que La France insoumise orchestre délibérément ce désordre, transformant la colère adolescente en carburant électoral. Ce n'est pas la première fois que la politique française se joue sur le dos de la jeunesse ; c'est peut-être la première fois que la méthode est nommée aussi crûment.

Guillaume Tabard, chroniqueur au Figaro, ne voit pas dans les récents mouvements lycéens une simple révolte de jeunesse. Il y lit une stratégie construite, portée par La France insoumise, pour transformer la frustration des adolescents en ressource politique.

Le diagnostic s'appuie sur un mot ancien : « bordélisation ». Gérald Darmanin avait utilisé ce terme deux ans plus tôt pour désigner la méthode de Jean-Luc Mélenchon — créer du désordre systématique, d'abord à l'Assemblée, puis dans la rue. Tabard affirme que cette logique s'est désormais déplacée vers les établissements scolaires, avec des conséquences qui dépassent largement le blocage symbolique.

Les incidents documentés sont éloquents : incendies de poubelles, affrontements avec les forces de l'ordre, intimidation du personnel enseignant. Le maire de Saint-Denis a qualifié ces violences de « légitimes » — une formule que Tabard cite comme symptôme d'une inversion des valeurs qu'il impute aux Insoumis.

Pour le gouvernement, l'implication de LFI est tenue pour certaine et prévisible. Plusieurs députés et collaborateurs parlementaires du mouvement seraient directement mêlés à l'organisation de ces actions. Le calcul, selon Tabard, est limpide : semer le chaos pour récolter des électeurs, faire des lycéens non pas des citoyens en colère mais des outils d'une stratégie pensée par des cadres de parti. Ce sont les enseignants qui paient le prix immédiat ; c'est la confiance dans les institutions qui paie le prix durable.

Guillaume Tabard, chroniqueur au Figaro, voit dans les mouvements lycéens qui agitent la France bien plus qu'une simple protestation spontanée. Selon lui, La France insoumise déploie une stratégie délibérée pour transformer la colère des jeunes en capital politique, un calcul qu'il qualifie de cynique et dangereux.

Tabard s'appuie sur un diagnostic ancien. Deux ans plus tôt, Gérald Darmanin, alors ministre de l'Intérieur, avait utilisé le terme « bordélisation » pour décrire la méthode de Jean-Luc Mélenchon et de son mouvement : créer du désordre systématique, d'abord visible à l'Assemblée nationale, puis dans la rue. Le chroniqueur affirme que cette stratégie s'est matérialisée dans les blocages lycéens actuels, mais sous une forme qui dépasse largement le simple refus d'entrer en classe.

Ce qui distingue ces mouvements, selon Tabard, c'est leur nature violente. Les incidents documentés vont bien au-delà du blocage classique : feux de poubelle, affrontements directs avec les forces de l'ordre, intimidation du personnel enseignant. Ces actes constituent, à ses yeux, de véritables violences urbaines, non une protestation légitime. Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a lui-même qualifié ces violences de « légitimes », ce que Tabard voit comme une illustration de l'inversion des valeurs qu'il reproche aux Insoumis.

Pour Matignon, le gouvernement, l'implication de La France insoumise dans cette mobilisation ne fait aucun doute. Elle n'est pas non plus une surprise. Plusieurs députés et collaborateurs parlementaires du mouvement seraient directement impliqués dans l'organisation ou l'encouragement de ces actions. Tabard suggère que le calcul politique est transparent : semer la colère pour récolter des électeurs, transformer la frustration des lycéens en base électorale.

Le chroniqueur dénonce ce qu'il voit comme une instrumentalisation de la jeunesse. Les lycéens, selon lui, ne sont pas les auteurs libres de ce mouvement mais les outils d'une stratégie politique pensée et exécutée par des cadres du parti. Les enseignants, eux, subissent l'intimidation. Les établissements scolaires deviennent des champs de bataille. Et tout cela, affirme Tabard, répond à une logique politique froide : générer du chaos pour en tirer un bénéfice électoral.

Plusieurs députés et collaborateurs parlementaires de La France insoumise seraient directement impliqués dans l'organisation ou l'encouragement de ces actions
— Guillaume Tabard, chroniqueur au Figaro
Envie de l'histoire complète ? Lire l'original sur Le Figaro ↗
Nous contacter FAQ