Espèces invasives : quand la nature attaque la nature

Elles ne frappent pas un maillon : elles modifient les relations entre espèces
Le déséquilibre des écosystèmes explique le poids des invasives dans les extinctions recensées.
Mark

Pourquoi ce chiffre de 60 % frappe-t-il autant ?

Mimi

Parce qu'il désigne une cause dominante des disparitions recensées, et que cette cause vient de nous : c'est l'humain qui déplace les espèces.

Luke

Précisons que le descriptif ne dit pas qui a établi ce chiffre, ni sur quelle période ni dans quelles régions. On ne peut que le rapporter.

Mark

Comment une espèce invasive fait-elle du mal, concrètement ?

Mimi

De trois façons : elle mange des espèces locales, elle leur dispute la nourriture, ou elle se reproduit avec elles.

Luke

Ce sont des mécanismes généraux. Aucun exemple précis n'est donné ici, donc on ne sait pas lequel pèse le plus.

Mark

Toute espèce introduite devient-elle invasive ?

Mimi

D'après la définition, non : elle doit réussir à s'adapter au nouveau milieu.

Luke

Exact, mais le texte n'indique pas quelle proportion des introductions y parvient. Cela reste inconnu.

Mark

Et pour les solutions ?

Mimi

Le reportage laisse la question ouverte : contrôle et prévention restent à définir.

  • Un chiffre qui frappe : 60 % des disparitions d'espèces recensées seraient liées aux espèces invasives.
  • Une introduction humaine suffit à lancer le processus, puis une acclimatation réussie transforme le nouveau venu en menace.
  • Les invasives s'attaquent aux espèces locales par prédation, en disputant la nourriture et en se mêlant par hybridation.
  • Les écosystèmes se déséquilibrent sur plusieurs fronts à la fois, sans qu'un remède clair ne soit encore présenté.
  • La question des moyens de contrôle et de la prévention reste en suspens, à l'heure où le reportage s'achève.

Dans le grand récit des relations entre l'humanité et le vivant, il arrive que nos propres déplacements deviennent la source d'un désordre que nous peinons à maîtriser. Un épisode de l'émission « Élément Terre » de France 24 rappelle que les espèces invasives, animaux ou plantes transportés par l'homme dans des milieux qui leur sont étrangers puis parvenus à s'y adapter, seraient impliquées dans 60 % des disparitions d'espèces recensées. Elles agissent par prédation, concurrence alimentaire et hybridation, et déséquilibrent des écosystèmes entiers. Le reportage laisse ouverte la question, essentielle, de ce que l'on peut opposer à ce mouvement, dont le point de départ, l'introduction humaine, demeure en principe évitable.

Le chiffre s'impose d'emblée : 60 % des disparitions d'espèces recensées sont attribuées aux espèces invasives. C'est le point de départ de l'épisode « Élément Terre » de France 24, qui décrit ce phénomène comme la nature qui attaque la nature.

La définition est simple. Une espèce invasive est un animal ou une plante introduit par l'être humain dans un milieu étranger, où il parvient à s'adapter. Deux conditions se succèdent : l'introduction, puis l'acclimatation. Sans la seconde, le nouveau venu ne s'installe pas durablement.

Une fois implantée, l'espèce nuit de trois manières : elle s'attaque aux autochtones par prédation, elle leur dispute la nourriture et l'espace, et elle se reproduit avec eux, brouillant l'identité de populations jusque-là distinctes. Ces effets se cumulent et modifient les relations entre plusieurs espèces à la fois, ce qui explique le poids de ces invasions dans les extinctions.

Le descriptif reste toutefois bref. Il ne précise ni espèce, ni région, ni période, ni source du chiffre. Les remèdes ne sont pas abordés : ni méthodes de contrôle, ni politiques de prévention. Or c'est précisément là que se jouera la suite, puisque chaque invasion commence par un geste humain, et qu'un tel geste peut, en principe, être évité.

Le chiffre tient en une ligne, et il est lourd : 60 % des disparitions d'espèces recensées sont attribuées aux espèces invasives. C'est ce que rappelle l'émission « Élément Terre » de France 24, qui consacre un épisode à ce qu'elle décrit comme la nature qui attaque la nature.

La définition posée est simple. Une espèce invasive est un animal ou une plante amené par l'être humain dans un milieu qui ne lui est pas familier, et dans lequel elle parvient à s'adapter. L'élément décisif est donc double : une introduction due à l'humain, puis une acclimatation réussie. Sans cette seconde étape, le nouveau venu ne s'installe pas et ne pose pas de problème durable.

Une fois installée, l'espèce peut nuire de trois façons que le reportage identifie. La première est la prédation : l'arrivant s'attaque aux espèces autochtones, qui n'ont pas forcément évolué avec lui. La deuxième est la concurrence pour les ressources alimentaires : l'espace et la nourriture disponibles se partagent désormais avec un occupant supplémentaire, au détriment des espèces locales. La troisième est la reproduction avec des espèces locales, c'est-à-dire l'hybridation, qui brouille l'identité de populations jusque-là distinctes.

Le résultat, selon le programme, est un déséquilibre des écosystèmes. C'est ce déséquilibre qui explique le poids statistique des invasives dans les extinctions : elles ne frappent pas un seul maillon, elles modifient les relations entre plusieurs espèces à la fois.

Le texte de présentation reste volontairement bref. Il ne cite ni espèce précise, ni région, ni date, ni intervenant, et le contenu vidéo n'est pas détaillé dans le descriptif disponible. Le chiffre de 60 % est présenté comme une donnée générale, sans mention de l'organisme qui l'a établi ni de la période couverte.

La question des remèdes n'est pas non plus abordée dans ce descriptif : on n'y trouve ni méthodes de contrôle, ni politiques de prévention. C'est pourtant là que se jouera la suite, puisque le point de départ de chaque invasion est une introduction humaine, donc, en principe, évitable.

Les espèces invasives sont responsables de 60 % des disparitions d'espèces recensées (paraphrase).
— France 24, émission Élément Terre
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