De Bordeaux à Oslo, Shareef Sarhan rallume le phare de Gaza

L'œuvre originale de l'artiste a été détruite lors des bombardements à Gaza en 2023.
Un phare qui refuse l'obscurité, qui se meut d'une ville à l'autre
L'installation de Shareef Sarhan traverse l'Europe en affirmant ce qui a été détruit à Gaza.
Mark

Pourquoi reconstruire une œuvre détruite plutôt que de créer quelque chose de nouveau ?

Mimi

Parce que la destruction elle-même est l'événement. Reconstruire, c'est dire que ce qui a été anéanti mérite d'être vu à nouveau. C'est un acte de mémoire.

Luke

Mais on ne sait pas grand-chose de l'œuvre originale. Comment Sarhan l'a-t-il recréée exactement ? De mémoire ? Avec des photos ?

Mark

Et pourquoi un phare, spécifiquement ?

Mimi

Un phare émet de la lumière. C'est un symbole de guidance, de présence. Après l'obscurité de la destruction, c'est une affirmation.

Luke

C'est une lecture poétique, mais le titre « Re-lighthouse » pourrait aussi être une traduction ou un jeu de mots. On ne sait pas vraiment ce que Sarhan dit lui-même du choix.

Mark

Cette tournée européenne — c'est une forme de résistance ?

Mimi

C'est une circulation. Chaque ville où l'installation s'arrête devient un lieu de témoignage. C'est politique, oui, mais d'abord c'est une présence.

Luke

On appelle ça de la résistance culturelle, mais les sources ne citent pas Sarhan directement sur ses intentions. On interprète le geste.

  • Une œuvre d'art gazaouie a été effacée par les frappes aériennes de 2023 — mais son auteur a choisi de la reconstruire plutôt que de la pleurer en silence.
  • L'installation « Re-lighthouse » surgit à Bordeaux comme une présence physique là où il ne reste ailleurs que des ruines, créant un contraste saisissant entre destruction et persistance.
  • La tournée européenne qui s'amorce transforme un événement localisé en conversation continentale, chaque ville devenant un nouveau relais de cette mémoire en mouvement.
  • Sarhan ne cherche pas à réparer l'irréparable, mais à documenter la perte en la rendant visible — le phare, symbole de guidance, devient le véhicule d'une résistance culturelle durable.

Dans les premiers jours d'octobre 2026, l'artiste gazaoui Shareef Sarhan a présenté à Bordeaux « Re-lighthouse », une installation monumentale reconstituant une œuvre détruite par les bombardements de 2023. Ce phare rebâti n'est pas une simple réplique : il est le refus que la destruction ait le dernier mot. En entamant une tournée à travers les grandes villes françaises et européennes, Sarhan transforme une perte singulière en mémoire collective, rappelant que l'art peut survivre à sa propre disparition.

À Bordeaux, en ce début octobre, une structure monumentale s'est élevée : « Re-lighthouse », l'œuvre de l'artiste gazaoui Shareef Sarhan. Ce phare reconstitué est la réponse à une destruction — celle de l'installation originale, anéantie lors des bombardements qui ont ravagé Gaza en 2023.

Ce que Sarhan a rebâti dépasse la simple reproduction technique. Le phare émet de la lumière, oriente, refuse l'obscurité. Son titre même — relancer, rallumer — porte l'intention de faire renaître ce qui a été effacé. L'œuvre devient ainsi un témoignage matériel : voici ce qui existait, voici ce qui a été perdu, voici ce que nous reconstruisons.

Bordeaux n'est que le point de départ. L'installation doit circuler dans plusieurs grandes villes de France et d'Europe, transformant une destruction particulière en mouvement continental. Chaque arrêt est une affirmation : cet artiste existe, cette histoire existe, et elle refuse l'oubli.

Sarhan ne prétend pas résoudre quoi que ce soit. Il expose la trace, la mémoire physique d'une création qui a d'abord survécu dans l'esprit de son auteur avant de renaître dans l'espace public. En faisant circuler ce phare à travers l'Europe, il transforme un acte de destruction en acte de résistance culturelle — durable, visible, en mouvement.

À Bordeaux, dans les premiers jours d'octobre, une structure monumentale s'est dressée — une reconstitution d'une œuvre que les bombardements ont effacée. L'artiste gazaoui Shareef Sarhan a créé « Re-lighthouse », une installation qui existe désormais comme acte de présence là où il n'y a que ruine ailleurs.

L'œuvre originale a disparu en 2023, détruite lors des frappes aériennes qui ont ravagé l'enclave. Ce que Sarhan a reconstruit n'est pas une simple copie technique. C'est un phare — un objet qui émet de la lumière, qui oriente, qui refuse l'obscurité. Le titre porte en lui cette intention : relancer, rallumer, faire renaître ce qui a été anéanti.

La présentation bordelaise marque le point de départ d'une circulation plus large. De la capitale girondine, l'installation doit voyager à travers plusieurs grandes villes de France et d'Europe. Ce n'est pas un événement localisé. C'est un mouvement, une tournée qui transforme une destruction particulière en conversation continentale.

Ce qui frappe dans ce projet, c'est la stratégie même : plutôt que de laisser la destruction comme dernier mot, Sarhan la documente en la recréant. L'installation devient un témoignage matériel. Elle dit : voici ce qui existait, voici ce qui a été perdu, voici ce que nous reconstruisons. Chaque ville où elle s'arrête reçoit cette affirmation.

L'art contemporain porte souvent le poids de questions sans réponse facile. Ici, Sarhan ne prétend pas résoudre quoi que ce soit. Il expose plutôt la trace, la mémoire physique d'une création qui a survécu d'abord dans l'esprit de son auteur, puis dans sa capacité à la refaire. Le phare, symbole ancien de guidance et de sauvetage, devient le véhicule de cette persistance.

La tournée européenne qui commence à Bordeaux transforme un acte de destruction en acte de circulation. Chaque arrêt est une affirmation : cette œuvre existe, cet artiste existe, cette histoire existe. Et elle continue de se mouvoir, de se montrer, de refuser l'oubli.

L'installation monumentale est destinée à être exposée dans plusieurs grandes villes de France et d'Europe
— Contexte de la tournée
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