« Chaque Israélien a combattu pour moi » : les confidences d'Omer Shem Tov, 505 jours en captivité

Omer Shem Tov a été enlevé et retenu en captivité pendant 505 jours par le Hamas, subissant des conditions d'esclavage et des traumatismes psychologiques persistants.
Je ne veux pas regarder en arrière, rouvrir ces blessures
Shem Tov explique son approche de la vie après 505 jours de captivité à Gaza.
Mark

Quand vous dites que chaque Israélien a combattu pour vous, qu'est-ce que vous entendez exactement par là?

Mimi

Pendant ma captivité, je savais que le pays entier travaillait à ma libération. Ce n'était pas juste les militaires — c'était les familles qui manifestaient, les gens qui priaient, ceux qui gardaient l'espoir vivant. Après ma sortie, j'ai vu cette mobilisation. C'est cette solidarité collective qui m'a porté.

Luke

Mais vous aviez aussi des moments où vous doutiez que quelqu'un viendrait vous chercher? Ou vous aviez la certitude?

Mimi

Bien sûr qu'il y avait des doutes. 505 jours, c'est long. Mais la foi — religieuse et humaine — m'a maintenu. Je ne peux pas dire que j'ai toujours su que je sortirais.

Mark

Et maintenant, avec les flashbacks qui reviennent, comment vous gérez le fait de vouloir avancer tout en portant ces souvenirs?

Mimi

Je ne les gère pas en les ignorant. Je les accepte comme partie de moi. Mais je refuse de laisser ces souvenirs être ma vie entière. Il y a un acteur en moi, un écrivain, quelqu'un qui a des choses à dire au monde.

Luke

Vous parlez beaucoup de foi et de soutien collectif. Mais 505 jours, c'est aussi 505 jours de conditions que vous décrivez comme de l'esclavage. Qu'est-ce que cela signifie précisément — esclavage?

Mimi

C'était la perte totale de liberté. Pas de choix, pas de dignité, pas de contrôle sur mon propre corps ou mon temps. Mais même dans cela, j'ai trouvé des raisons de tenir.

Mark

Pensez-vous que votre histoire peut aider d'autres otages ou d'autres survivants?

Mimi

C'est pour cela que je donne des conférences, que j'ai écrit un livre. Si mon expérience peut montrer à quelqu'un qu'on peut survivre à l'inimaginable et construire une vie après, alors oui, cela a du sens.

Luke

Une dernière question : à quel moment avez-vous décidé que vous ne seriez pas défini par votre captivité?

Mimi

Peut-être dès ma libération. Ou peut-être que je le décide chaque jour. C'est un choix continu, pas une décision unique.

  • Enlevé en pleine fête au festival Nova, Shem Tov a passé 505 jours sous terre, dans des conditions qu'il décrit lui-même comme celles d'un esclave.
  • Les flashbacks surgissent encore sans prévenir, preuve que les tunnels de Gaza ne lâchent pas si facilement ceux qu'ils ont retenus.
  • Plutôt que de se figer dans le trauma, il multiplie les actions : conférences internationales devant des publics parfois hostiles, formation d'acteur achevée, livre tout juste publié.
  • Sa foi religieuse et sa confiance dans la solidarité israélienne constituent les piliers concrets qui le maintiennent debout face aux réminiscences.
  • Son ambition déclarée est de ne pas laisser ces 505 jours résumer une vie entière — il y a un avenir à construire, et c'est là qu'il dirige son regard.

Trois ans après l'attaque du Hamas qui a bouleversé une génération, Omer Shem Tov — enlevé au festival Nova à 21 ans, retenu 505 jours dans les tunnels de Gaza — choisit de témoigner non pas depuis la blessure, mais depuis l'élan. À 24 ans, ce jeune Israélien incarne une résilience qui ne nie pas la souffrance mais refuse de s'y établir, rappelant que la liberté reconquise se construit, jour après jour, au-delà du récit de la captivité.

Omer Shem Tov avait 21 ans quand les combattants du Hamas l'ont arraché au festival Nova, le 7 octobre 2023. Pendant 505 jours, il a vécu dans les tunnels souterrains de Gaza, une expérience qu'il compare à l'esclavage. Dix-huit mois après sa libération, à l'approche du troisième anniversaire de l'attaque, il reçoit un visiteur avec l'énergie de quelqu'un qui a choisi le mouvement plutôt que la stase.

Sa réponse à la question rituelle — comment vas-tu ? — est franche : bien. Ces derniers mois ont été denses. Des conférences aux quatre coins du monde, devant des auditoires acquis à sa cause comme devant d'autres franchement hostiles à Israël. Une formation d'acteur menée à son terme. Un livre tout juste paru. L'action est son antidote, l'avancée son mode de survie.

Mais les blessures ne s'effacent pas par décret. Quelques jours avant cette rencontre, un flashback l'a rattrapé. Les tunnels ne le quittent jamais tout à fait. Ce qu'il oppose à ces résurgences, c'est une double conviction : sa foi en Dieu, et sa confiance dans chaque Israélien qui, à sa façon, a combattu pour lui pendant sa captivité. Ce soutien, dit-il, n'avait rien d'abstrait — il était réel, collectif, tangible.

Son désir le plus explicite est de devenir autre chose que son histoire d'otage. Les 505 jours existent, la souffrance est réelle, mais il refuse qu'ils définissent le reste. Il y a des projets, des rôles à jouer, des textes à écrire, un avenir à habiter. Trois ans après le 7 octobre, Shem Tov n'incarne pas une résilience qui efface — il incarne celle qui avance, les yeux ouverts sur ce qui reste à vivre.

Omer Shem Tov était au festival Nova le 7 octobre 2023 quand les combattants du Hamas l'ont enlevé. Pendant 505 jours, il a vécu sous terre dans les tunnels de Gaza, décrivant son expérience comme celle d'un esclave. Dix-huit mois après sa libération, à l'approche du troisième anniversaire de l'attaque, le jeune homme de 24 ans reçoit un visiteur avec l'énergie de quelqu'un qui a décidé de ne pas rester prisonnier de son passé.

Lorsqu'on lui demande comment il va, sa réponse est directe : bien. Ces dix-huit derniers mois ont été chargés. Il a donné des conférences à travers le monde, parlant à des publics sympathisants et à d'autres hostiles à Israël. Il a terminé une formation d'acteur. Il vient de publier un livre. Le mouvement, l'action, l'avancée — voilà ce qui le pousse. Regarder en arrière, rouvrir les plaies, ce n'est pas son chemin.

Mais les blessures ne disparaissent pas simplement parce qu'on refuse de les regarder. Quelques jours avant cette conversation, il a eu un flashback. Les souvenirs le rattrapent, même quand il ne les cherche pas. C'est la réalité de celui qui a passé plus d'une année enfermé dans l'obscurité, à la merci de ses ravisseurs.

Ce qui le maintient debout, c'est une combinaison de foi — religieuse, en Dieu — et de confiance en la population israélienne. Il parle de chaque Israélien comme ayant combattu pour lui à sa manière. Cette conviction n'est pas naïve ; elle est le fruit de ce qu'il a enduré et de ce qu'il a observé pendant sa captivité et après sa libération. Le soutien qu'il a reçu n'était pas abstrait. C'était réel, tangible, collectif.

Son désir explicite est de devenir quelque chose de plus que son histoire d'otage. Oui, il a été enlevé. Oui, il a souffert. Mais il refuse de laisser ces 505 jours définir le reste de sa vie. Il y a des projets plein la tête — l'acting, l'écriture, les conférences, le travail. Il y a un avenir à construire.

Trois ans après le 7 octobre, alors que la nation israélienne continue de traiter les blessures collectives de ce jour, Shem Tov incarne une forme particulière de résilience : pas celle qui nie la souffrance, mais celle qui refuse de s'y installer. Les flashbacks continueront probablement. Les tunnels ne le quitteront jamais tout à fait. Mais il a décidé que ce ne serait pas là qu'il vivrait.

Chaque Israélien a combattu pour moi à sa façon
— Omer Shem Tov
J'aime travailler, bouger, avancer
— Omer Shem Tov
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