Depuis le 1er octobre 2026, Air France a confié la conception de ses menus long-courriers à six grands chefs français — étoilés, Meilleur Ouvrier de France, lauréats du Bocuse d'Or — dans le but de transformer l'expérience culinaire à bord en quelque chose qui ressemble, enfin, à un vrai repas. Ce geste dépasse la simple mise à jour d'une carte : il interroge notre rapport au soin et à la beauté dans des espaces que l'on traverse sans vraiment y habiter. L'altitude n'a jamais été une excuse pour l'indifférence, et la compagnie semble avoir décidé d'en faire la démonstration.
Air France confie ses menus long-courriers à six grands chefs étoilés
Autant que le homard soit bon
Pourquoi Air France a-t-elle décidé de faire appel à ces chefs maintenant ? Y a-t-il une raison commerciale derrière ?
C'est probablement une combinaison de facteurs. La Première vient d'être désignée meilleure cabine au monde, donc Air France cherche à consolider cette position. Et puis, dans un marché très compétitif, l'expérience culinaire devient un vrai différenciant.
Mais on ne sait pas vraiment si c'est une réponse à la concurrence ou une stratégie de long terme. L'article ne cite aucun responsable d'Air France expliquant la décision.
Ces chefs vont-ils vraiment superviser la préparation en vol, ou c'est surtout un nom sur le menu ?
D'après l'article, ils ont travaillé avec le Studio Culinaire de Servair pour concevoir les recettes. Mais la préparation elle-même se fait probablement en cuisine centrale, pas à bord.
C'est une distinction importante. On parle de conception de menus, pas de présence physique. Et on ne sait pas comment ces plats se comportent réellement après avoir été réchauffés en altitude.
L'article mentionne que l'air sec et la pressurisation affectent les papilles. Est-ce que ces chefs ont tenu compte de ça ?
L'article ne le dit pas explicitement. Lallement parle de laisser parler son inconscient, mais on ne sait pas s'il a adapté ses recettes pour la cuisine aérienne.
C'est un vrai trou. On sait que la cuisine en altitude pose des défis spécifiques — les saveurs changent, la texture change. L'article reconnaît le problème mais ne dit pas comment les chefs l'ont résolu.
Il Polso
- La question 'poulet ou pâtes ?' appartient désormais au passé : six chefs de renommée mondiale ont pris les commandes des plateaux Air France depuis le 1er octobre 2026.
- En classe La Première, Arnaud Lallement propose plus de trente recettes — homard poché, blettes en ragoût — tandis que la pâtissière Claire Heitzler célèbre la vanille avec des créations dignes des meilleures tables parisiennes.
- La classe Business accueille Mathieu Viannay et Nina Métayer, désignée Meilleure pâtissière du monde, dont les desserts sont pensés comme de véritables compagnons de voyage.
- L'initiative repose sur des engagements concrets : produits frais et de saison, origine française, option végétarienne systématique et renouvellement régulier des créations.
- Le défi demeure entier : l'air sec de la cabine, la pressurisation et la cuisine réchauffée en altitude continuent d'émousser les papilles, étoiles Michelin ou non.
Depuis le 1er octobre 2026, Air France a confié la conception de ses menus long-courriers à six grands chefs français — étoilés, Meilleur Ouvrier de France, lauréats du Bocuse d'Or — dans le but de transformer l'expérience culinaire à bord en quelque chose qui ressemble, enfin, à un vrai repas. Ce geste dépasse la simple mise à jour d'une carte : il interroge notre rapport au soin et à la beauté dans des espaces que l'on traverse sans vraiment y habiter. L'altitude n'a jamais été une excuse pour l'indifférence, et la compagnie semble avoir décidé d'en faire la démonstration.
Pendant des décennies, le repas en avion s'est résumé à un choix sans enthousiasme entre deux options interchangeables. Air France a décidé de rompre avec cette tradition le 1er octobre 2026, en confiant la refonte de ses menus long-courriers à six des plus grands noms de la gastronomie française : des chefs trois étoiles, des Meilleur Ouvrier de France, des lauréats du Bocuse d'Or et des pâtissières couronnées au plus haut niveau.
En classe La Première, Arnaud Lallement — chef trois étoiles de L'Assiette Champenoise à Reims — a conçu plus de trente recettes guidées par les saisons : homard poché avec sauce au paprika, blettes en ragoût aux pois chiches. La pâtissière Claire Heitzler y signe quatre créations autour de la vanille, dont une mousse au chocolat noir et un dessert entièrement consacré à la vanille Bourbon.
En classe Business, Mathieu Viannay de La Mère Brazier à Lyon propose une vingtaine de plats, du crémeux de frégola à la mimolette au saumon laqué au beurre de soja. Pour les vols matinaux, François Adamski a imaginé des petits-déjeuners ambitieux — œufs farcis Chimay, galette de sarrasin — tandis que Nina Métayer, Meilleure pâtissière du monde, a conçu ses desserts comme des escapades sensorielles évoquant les destinations lointaines. La classe Premium n'est pas oubliée : Frédéric Simonin y propose des plats chauds renouvelés régulièrement, des conchiglie aux girolles aux crevettes à l'encre de seiche.
Air France affirme privilégier les produits frais d'origine française et une option végétarienne systématique. Reste l'épreuve de vérité que tout passager connaît : l'air sec, la pressurisation, les papilles légèrement engourdies. Convoquer les étoiles Michelin ne transforme pas un avion en restaurant — mais si l'on doit y passer douze heures, autant que le homard soit bon.
Pendant des décennies, le choix du plateau-repas en avion s'est résumé à une question binaire posée sans enthousiasme : poulet ou pâtes ? Air France a décidé de rompre avec cette tradition le 1er octobre 2026. La compagnie a confié la refonte complète de ses menus long-courriers à six des plus grands noms de la gastronomie française — des chefs trois étoiles, des Meilleur Ouvrier de France, des lauréats du Bocuse d'Or, des pâtissières couronnées au plus haut niveau. C'est une ambition qui dépasse largement l'ordinaire des services aériens.
En classe La Première, tout juste désignée meilleure cabine du monde selon les critères de Skytrax, c'est Arnaud Lallement qui prend les commandes. Le chef trois étoiles de L'Assiette Champenoise à Reims a conçu plus de trente recettes en collaboration avec le Studio Culinaire de Servair. Son approche repose sur une philosophie simple : se laisser guider par les saisons et par l'intuition. Au menu figurent des plats comme le homard poché dans un court-bouillon avec des pommes de terre fondantes et une sauce au paprika, ou des blettes en ragoût avec pois chiches et sauce au vin jaune. Ce ne sont plus les barquettes d'aluminium anonymes qu'on soulève avec une certaine appréhension.
Pour les desserts de La Première, la pâtissière Claire Heitzler poursuit son travail. Elle propose quatre créations, dont deux qui célèbrent la vanille : Racine, une mousse au chocolat noir accompagnée d'une crème à la vanille de Madagascar, et Planifolia, entièrement consacré à la vanille Bourbon. L'idée est que même les turbulences prennent une autre saveur.
La classe Business n'est pas en reste. Mathieu Viannay, chef doublement étoilé de La Mère Brazier à Lyon, a imaginé plus de vingt créations pour ce segment. On y trouve un crémeux de frégola à la mimolette avec butternut rôti et citron confit, ou un saumon laqué au beurre de soja citronné servi avec des lentilles vertes du Puy. Pour les vols matinaux, François Adamski — Bocuse d'Or, MOF et chef corporate de Servair — s'est attaqué au petit-déjeuner, proposant des œufs farcis Chimay, une polenta aux champignons ou une galette de sarrasin. C'est une manière de rendre moins pénible un décollage à 8 heures du matin. Nina Métayer, désignée Meilleure pâtissière du monde, supervise les desserts de Business. Elle a conçu ses créations comme des compagnons de voyage — des pâtisseries puissantes et légères destinées à offrir une escapade sensorielle tout en évoquant le charme des destinations lointaines. Parmi ses propositions : une alliance poire-chocolat et une pâtisserie mandarine-amande.
La classe Premium bénéficie aussi de cette refonte. Frédéric Simonin, chef étoilé et Meilleur Ouvrier de France, y propose deux plats chauds renouvelés régulièrement : des conchiglie aux girolles avec crème d'herbes ou des crevettes à la tomate avec riz à l'encre de seiche.
Air France insiste sur ses engagements : privilégier les produits frais et de saison, utiliser des viandes, volailles, produits laitiers et œufs d'origine française, et proposer systématiquement une option végétarienne. C'est une démarche qui va au-delà de la simple amélioration du menu.
Reste cependant l'épreuve de vérité que tout passager connaît : la cuisine réchauffée en altitude, l'air sec de la cabine, les papilles légèrement engourdies par la pressurisation. Convoquer les étoiles Michelin ne change pas la nature fondamentale d'un avion — c'est toujours un tube métallique où l'on passe huit à douze heures. Mais si l'on doit y rester enfermé aussi longtemps, autant que le homard soit bon.
Citazioni salienti
Pour les clients d'Air France, j'ai voulu me souvenir des saisons, laisser parler mon inconscient, comme en hypnose— Arnaud Lallement, chef trois étoiles
J'ai pensé ces desserts comme de véritables compagnons de voyage. J'ai travaillé sur des pâtisseries puissantes et légères afin de faire vivre une escapade sensorielle aux voyageurs— Nina Métayer, Meilleure pâtissière du monde