Acte II du 24 octobre : l'opération Sentinelle appelée en renfort pour protéger des zones sensibles

Visible mais en retrait : l'armée soulage, elle ne maintient pas l'ordre
Sentinelle protégera gares et aéroports lors de l'Acte II, loin des cortèges, sans mission de maintien de l'ordre.
Mark

Concrètement, que feront les militaires de Sentinelle samedi ?

Mimi

Ils protégeront des zones sensibles, des gares, des aéroports, pour soulager policiers et gendarmes. Ils resteront loin des cortèges.

Mark

Pourtant, des voix réclamaient plus, non ?

Mimi

Après les émeutes du 17 octobre, certains ont évoqué l'armée comme symbole d'autorité, dont Gabriel Attal. Mais l'institution ne veut pas aller au-delà de la surveillance de sites.

Luke

Précisons que cette limite vient de l'armée et de ce que rapporte l'article. On ne sait pas si elle est fixée par un texte précis dans ce cas.

Mark

Que veut dire la phrase de l'officier laissée en suspens ?

Mimi

Qu'un usage différent poserait problème. Il ne dit pas quoi, mais le ton est celui d'une mise en garde.

Luke

C'est une réaction d'un seul officier, anonyme. Ce n'est pas la position officielle de l'état-major.

Mark

Et la coordination avec les forces de l'ordre ?

Mimi

Les militaires s'interrogent sur son niveau. C'est une question pratique, sensible si leur rôle s'élargit.

Luke

Aucun détail n'est donné sur le dispositif, ni sur le nombre de soldats mobilisés. Cela reste inconnu à ce stade.

  • Après les émeutes du 17 octobre, l'idée d'un renfort militaire refait surface dans le débat public, portée par des voix comme celle de Gabriel Attal.
  • Les soldats de Sentinelle sont attendus autour de gares et d'aéroports, loin des cortèges, pour soulager des forces de l'ordre déjà sous tension.
  • L'armée refuse catégoriquement toute mission de maintien de l'ordre et entend voir son périmètre strictement respecté.
  • La question de la coordination entre militaires et policiers ou gendarmes reste ouverte, et pourrait devenir brûlante si le rôle des soldats s'élargissait.

Dans un pays où chaque vague de violences urbaines ravive la tentation de faire appel à l'armée, comme on convoque un symbole d'autorité, le samedi 24 octobre marque une étape mesurée. Les militaires de l'opération Sentinelle seront déployés non pas au cœur des cortèges mais autour des gares et des aéroports, afin de libérer policiers et gendarmes pour l'encadrement des défilés. Cette retenue, que l'institution revendique, trace une frontière entre la présence de l'armée et le maintien de l'ordre, une limite que chacun devra apprendre à éprouver dans les faits.

Après chaque flambée de violences urbaines, la même idée revient : et si l'on appelait l'armée en renfort, ne serait-ce que pour sa seule présence ? Après les émeutes du 17 octobre, quelques voix, dont celle de l'ancien premier ministre Gabriel Attal, l'ont de nouveau avancée.

Pour la mobilisation de samedi, baptisée « Acte II », les militaires de Sentinelle seront pourtant bien mobilisés, mais sans le spectacle que certains imaginent. Ils protégeront des gares et des aéroports pour alléger la tâche des forces de sécurité intérieure.

La nuance est essentielle. L'armée ne prend part à aucun maintien de l'ordre et se contente de surveiller des sites éloignés des manifestants. Ses soldats ne seront pas au contact de la foule ; leur présence doit permettre aux policiers et gendarmes de se concentrer sur les défilés.

L'institution, déjà mobilisée par d'autres menaces, veut garder ses distances. Un officier le résume ainsi : si les militaires étaient employés à autre chose, alors... La phrase reste en suspens, mais le message est limpide.

Reste une question pratique : comment se coordonnent soldats et forces de l'ordre lorsqu'ils opèrent à proximité les uns des autres ? Samedi offrira un premier test à petite échelle, entre une armée visible mais en retrait et un débat politique qui, lui, réclamera toujours davantage.

À chaque flambée de violences urbaines, la même hypothèse ressurgit comme un recours : et si l'on appelait l'armée en renfort, ne serait-ce que comme symbole d'autorité ? Après les émeutes du 17 octobre, quelques voix l'ont de nouveau avancée, parmi lesquelles celle de l'ancien premier ministre Gabriel Attal.

Pour la mobilisation de samedi, présentée comme l'« Acte II » du 24 octobre, les militaires de l'opération Sentinelle seront bel et bien mis à contribution. Mais pas comme le suggèrent ceux qui rêvent d'un déploiement spectaculaire. Leur rôle sera de protéger des zones sensibles, comme des gares et des aéroports, afin de « soulager », selon le terme employé, les forces de sécurité intérieure.

La nuance compte. L'armée n'assume aucune mission de maintien de l'ordre, et l'institution n'envisage pas de faire davantage que surveiller des sites situés à distance des cortèges. Les soldats ne seront donc pas au contact des manifestants : leur présence doit libérer policiers et gendarmes, qui pourront se concentrer sur l'encadrement des défilés et sur les risques de débordements.

Cette retenue tient aussi à la situation de l'institution militaire, déjà accaparée par d'autres menaces. Un officier résume l'état d'esprit avec une phrase qu'il laisse volontairement en suspens : « Si les militaires étaient utilisés pour autre chose… alors… ». Il ne dit pas ce qui suivrait, mais le message est clair : le périmètre actuel est une limite que l'armée entend voir respectée.

Les missions que les forces armées peuvent remplir sur le territoire national sont d'ailleurs très encadrées. Le cadre est celui d'une présence en soutien, au service de la nation, et non celui d'une force chargée de rétablir l'ordre dans la rue.

Reste une question que les militaires se posent eux-mêmes : celle du niveau de coordination avec les forces de sécurité intérieure. Dès lors que des soldats et des policiers ou gendarmes opèrent sur des sites proches, la répartition des tâches et la circulation de l'information deviennent un enjeu pratique, et plus encore si le rôle de l'armée venait à s'élargir.

Samedi permettra donc de juger, à petite échelle, comment fonctionne ce partage : une armée visible mais en retrait, des forces de l'ordre allégées sur les points sensibles, et un débat politique qui, lui, continuera de réclamer davantage.

Si les militaires étaient utilisés pour autre chose… alors…
— Un officier, cité par Le Figaro
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