À Marseille, les commerçants épargnés par les pillages redoutent la mobilisation du 24 octobre

Des centaines de commerces pillés et des commerçants traumatisés par les dégâts, certains ayant vidé leurs stocks par crainte.
Épargnés, mais pas sereins : certains ont vidé leurs stocks
À Marseille, des commerçants non touchés le 17 octobre redoutent la mobilisation annoncée samedi.
Mark

Pourquoi cette histoire compte-t-elle, alors que ces boutiques n'ont rien subi ?

Mimi

Parce que la peur produit déjà des effets. Guillaume Sicard n'a pas été touché, mais il envisage de rester fermé samedi, et d'autres ont vidé leurs stocks.

Mark

Qui est-il, exactement ?

Mimi

Un commerçant installé depuis des années près du Vieux-Port, et le président de la Fédération des commerçants de Marseille Centre. Sa parole engage donc un peu plus que la sienne.

Luke

Attention : il dit « je ne crois pas que je vais ouvrir ». Ce n'est pas une décision ferme, c'est une hésitation.

Mimi

Exact. Le texte parle d'ailleurs de commerçants qui hésitent, pas d'une fermeture générale.

Mark

Et le maire ?

Mimi

Benoît Payan a écrit au premier ministre. Il dit que les commerçants, qui commencent à peine à rouvrir, ne supporteraient pas une nouvelle journée de violences.

Luke

Le chiffre de 500 boutiques touchées est avancé tel quel. Le passage dont on dispose ne précise ni qui l'a établi ni ce que recouvre « touchées ».

Mimi

Et on ignore combien de commerçants ont vidé leurs stocks, ou ce que la lettre demande au gouvernement.

Luke

Ni ce qui se passera samedi : la crainte porte sur une mobilisation annoncée, pas sur des violences avérées.

  • Cinq cents boutiques marseillaises ont été touchées par les violences et les pillages du 17 octobre.
  • Des commerçants épargnés hésitent à ouvrir, craignant que la casse ne revienne samedi.
  • Certains ont vidé leurs stocks pour mettre leur marchandise à l'abri d'un nouvel épisode.
  • Le maire Benoît Payan a alerté le premier ministre, jugeant la situation d'une gravité extrême.
  • Samedi 24 octobre, la nouvelle mobilisation sera le test décisif de la sécurité du centre-ville.

Au cœur de Marseille, dans les rues qui bordent le Vieux-Port, les commerçants vivent une attente singulière : celle d'un samedi qui pèse plus que son calendrier. Après les violences et les pillages du 17 octobre, qui ont frappé cinq cents boutiques, même ceux que la vague a épargnés hésitent à lever le rideau, comme si la paix retrouvée n'était qu'une trêve. Entre la mémoire fraîche de la casse et la menace d'une nouvelle mobilisation le 24 octobre, la ville éprouve ce que signifie, pour un commerce, la simple confiance dans le lendemain. Le maire a choisi d'en référer directement au premier ministre, signe que la fragilité de ce moment dépasse désormais le seul centre-ville.

Depuis des années, Guillaume Sicard tient sa boutique dans une petite rue près du Vieux-Port. Son commerce n'a pas été touché par les pillages du 17 octobre, mais il ne ressent pas de soulagement pour autant. Président de la Fédération des commerçants de Marseille Centre, il confie qu'il ne compte pas ouvrir samedi, de peur que son magasin ne subisse des dégâts.

La ville de la deuxième métropole française vit dans l'appréhension d'une nouvelle mobilisation annoncée pour le 24 octobre. Les dégâts de la semaine passée ont marqué les esprits au point de traumatiser une partie des commerçants. Certains, épargnés par la casse, ont préféré vider leurs stocks plutôt que de risquer de voir leur marchandise exposée à un nouvel assaut.

L'inquiétude a gagné la mairie. Dans une lettre adressée au premier ministre, le maire Benoît Payan reconnaît la peur grandissante et souligne que les commerçants, qui commencent à peine à rouvrir, ne pourraient pas supporter une nouvelle journée de violences. Le texte ne précise pas les mesures demandées, mais le fait même de saisir le gouvernement traduit la gravité de la situation.

Samedi sera donc un test. Il dira si les commerces épargnés resteront à l'abri, et si ceux qui viennent de rouvrir pourront poursuivre leur activité.

Depuis des années, Guillaume Sicard tient sa boutique dans une petite rue parallèle au Vieux-Port de Marseille. Son commerce ne figure pas parmi les 500 magasins touchés par les violences et les pillages du 17 octobre. Pourtant, il ne ressent aucun soulagement. Président de la Fédération des commerçants de Marseille Centre, il confie qu'il ne pense pas ouvrir samedi, par crainte que son magasin soit endommagé.

Samedi 24 octobre, une nouvelle mobilisation est annoncée. L'appréhension est vive chez les commerçants de la deuxième ville de France, que l'ampleur des dégâts et des pillages de la semaine précédente a particulièrement marqués, au point de les traumatiser. Les 500 boutiques touchées donnent la mesure de ce qui s'est joué dans la ville.

La peur ne se limite pas à ceux qui hésitent à lever le rideau. Selon Le Figaro, certains commerçants épargnés ont même vidé leurs stocks, préférant mettre leur marchandise à l'abri plutôt que de la laisser exposée à un nouvel épisode de casse.

L'inquiétude est aussi remontée jusqu'à la mairie. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a écrit au premier ministre, dans une lettre dont Le Figaro a obtenu copie. Il y reconnaît que l'inquiétude est grande à l'approche du 24 octobre. Les commerçants, écrit-il, commencent à peine à rouvrir et ne pourraient pas supporter une nouvelle journée de violences.

Le texte disponible s'interrompt avant d'exposer les mesures éventuellement demandées ou annoncées. On sait en revanche que l'édile a jugé utile d'alerter directement le chef du gouvernement, signe de la gravité avec laquelle la situation est perçue au niveau local.

Samedi sera donc un test pour la sécurité du centre-ville. Il dira si les commerces épargnés la semaine passée le resteront, et si ceux qui rouvrent à peine pourront continuer à le faire.

Samedi, je ne crois pas que je vais ouvrir, parce que j'ai peur qu'il y ait de la casse dans mon magasin.
— Guillaume Sicard, président de la Fédération des commerçants de Marseille Centre
Les commerçants, qui commencent à peine à rouvrir, ne pourraient pas supporter une nouvelle journée de violences.
— Benoît Payan, maire de Marseille, dans une lettre au premier ministre
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